Pourquoi le soutien de François Mitterrand aux génocidaires du Rwanda en 1994 est-il passé sous silence?

La presse n’en parle aucunement

Emmanuel Macron avait lancé une Commission en 2019, présidée par Vincent Duclert, historien, accompagné de 14 autres spécialistes pour étudier la complicité ou l’implication de la France dans le génocide du Rwanda.
Le bilan de l’époque fait toujours froid dans le dos : 800.000 Tutsis ont été massacrés entre avril et juillet 1994. Il en résulte un rapport de 1.000 pages démontre des lourdes responsabilités pour l’Etat Français dans le génocide du Rwanda.


L’opération Turquoise: le leurre de François Mitterrand

A l’époque, François Mitterrand avait fait déployer plus de 2.500 hommes lors de l’opération Turquoise qui était censé mettre fin aux massacres. Les historiens reconnaissent l’implication militaire et politique. Néanmoins, comme disait Jacques Chirac en son temps « la maison brûle et nous regardons ailleurs », N’est-ce pas ce qui s’est passé? Comment la France n’a t-elle pas su percevoir la préparation du génocide par les Hutu?

Valéry Giscard d’Estaing fut l’une des rares exceptions politiques françaises à s’opposer à cette opération car il ne voyait absolument pas le rôle que pouvait jouer la France :

« Qu’est-ce qu’on va faire ? (…) « Il y a des Tutsis qui avancent. Est-ce qu’on va s’opposer à leur avance, de quel droit ? (…) Actuellement on a les Tutsis qui avancent, c’est-à-dire les victimes, et on a derrière nous une partie de ceux qui ont procédé aux massacres… ».

7 juillet 1994 – Le Monde

Preuves à l’appui, ce rapport atteste que le rôle de la France fut d’une ambiguïté saisissante: François Mitterrand dirigeait à distance la politique du Rwanda…et soutenait de fait un régime « raciste, corrompu et violent » du Président rwandais Hutu Juvénal Habyarimana, lequel avait lié une vraie complicité avec l’ancien Président de la République.


Une vraie complicité

Pourquoi une telle ambivalence? L’EMP (Etat Major Particulier) de François Mitterrand, avec à sa tête Christian Quesnot ou encore Hubert Védrine, son secrétaire général, seraient particulièrement responsables dans la genèse d’une hostilité entre Paris et le Front Patriotique Rwandais car passant par des chemins de traverse au lieu d’emprunter les chemins autorisés. En fait, la France a armé et formé les futurs commanditaires du génocide.

Lors de l’opération Turquoise, la France a outrageusement laissé la maison brûler: les responsables du génocide se sont retranchés en zone française en toute quiétude et la France, hélas, s’auto-félicite toujours d’être le seul pays à être intervenu après l’accord de l’ONU. En ce qui concerne son action anti massacres, tout reste à prouver

Pour François Mitterrand, seul l’assassinat du Président expliquerait la révolte des Hutu et en aucun cas la responsabilité de la France… La place du Président socialiste dans l’Histoire de notre Pays à part les monuments qu’il a laissé à Paris, n’en ait que amoindrie.

2 commentaires

  1. Ici encore la France se voit abîmée d’un fait que les Français n’ont pas demandé et dont ils n’avaient pas conscience. Mitterrand n’a pas été grand, il n’a pas brillé, il a ébloui certains pard des deux fait de nos valeurs, de nos biens et de nos âmes ; âmes nationales qu’il a vendu à bas prix pour un enrichissement presque sans fin de ses « amis » de « gauche » bobo et millionnaire.

  2. Ce ne sont pas des arguties politiciennes qui vont changer la REALITE: ce sont des NOIRS HUTUS qui ont massacré 800.000 NOIRS TUTSIS !!! Pas des BLANCS…

Répondre à Stéphane BAILLY Annuler la réponse.