Agnès Buzyn mise en examen en septembre après avoir refusé une première convocation de la Justice en juillet

Elle avait refusé de se rendre à la convocation du juge instructeur en juillet. Ce 10 septembre, c’était avec un franc sourire qu’elle disait aux journalistes venus à sa rencontre avant son audition qu’elle allait pouvoir faire éclater la vérité.

Au bout de neuf heures d’audition, l’ancienne ministre de la santé et ancienne candidate malheureuse à la Mairie de Paris, Agnès Buzyn, a été mise en examen pour «mise en danger de la vie d’autrui» par la Cour de Justice de la République (CJR) dans le cadre de l’enquête sur la gestion catastrophique de la crise du Covid19 par le Gouvernement et le Président de la République. Elle a également fait l’objet du statut de témoin assisté pour «abstention volontaire de combattre un sinistre».

Agnès Buzyn avait expliqué peu de temps après avoir été remplacée par Olivier Véran avoir prévenu l’exécutif du danger de la pandémie de manière anticipée (ce qu’a confirmé le rapporteur de la commission parlementaire sur la gestion de la pandémie), alors même qu’elle tenait un discours inverse dans les médias en se voulant très rassurante (vidéo ci-dessous).

Dans ce dossier, Edouard Philippe, Sibeth N’Diaye et Olivier Véran ont également été perquisitionnés. D’autres mises en examens pourraient donc suivre.

Les enquêtes sont effectuées par 80 enquêteurs de l’Office central de l’Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales, et de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique. Un certain nombre de documents restent classés « secret défense ».

Voir aussi: les mensonges des ministres devant les commissions d’enquête du Parlement / Pénurie de masques: Edouard Philippe savait, depuis 2018.

Pour l’avocat des soignants Fabrice Di Vizio, à l’origine des plaintes des médecins victimes du Covid, sa crainte, c’est que Buzyn ne soit le bouc émissaire de toute cette histoire. Voir ci-dessous:

Rompant leur attachement traditionnel à l’Etat de Droit, les politiques et éditorialistes macronistes ont dénoncé d’une même voix comme une nouveauté une « judiciarisation de l’action publique » (la Cour a pourtant été créé sous François Mitterrand) et les peines – du sursis, des amendes – infligés depuis la création de celui-ci sont moins sévères que celles d’un tribunal pour enfant (c’est dire). Rappelons que l’épidémie a fait 115.000 morts en France à cette heure.

Olivier Véran sera-t-il le prochain ministre à être mis en examen?

Un commentaire

  1. Le parapluie est grand ouvert, le donneur d’ordre c’était Macron, comme pour Fabius, il y a 20 ans, responsable mais pas coupable, puis embauchée à prix dor dans un organisme fourre-tout. La merde se remue entre gens de bonne condition. C’est ainsi, que l’on arrive à la révolte du peuple, excédé de ces passes droits.

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