Cela fait 1 mois que les 1.600 élèves du lycée Joliot Curie de Nanterre sont privés d’une scolarité normale. Une grève reconductible des enseignants et des rassemblements d’élèves (250 au plus) s’y déroulent depuis septembre 2022. Ce mouvement a pris naissance après l’exclusion d’un professeur de mathématiques qui encourage les blocages du lycée. Parmi les revendications des élèves, outre la demande de rétablissement de l’aide aux devoirs dans toutes les matières, c’est surtout l’autorisation des vêtements islamiques comme l’abaya (désigné pudiquement comme des vêtements amples) qui cristallise les tensions.
30 meneurs dont 4 extérieurs au lycée
Les lycéens se sont véritablement pris en otage eux-même (ils soutiendraient le mouvement à 90%) sous la coupe de 30 d’entre eux. À cette minorité active s’est greffée quatre individus non scolarisés dans l’établissement. Depuis le début de la semaine, les trente individus ont attaqué la police avec des tirs de mortiers et blessé deux policiers, qui ont dû riposter avec des tirs de gaz lacrymogène, 3 tirs de LBD et même des coups de matraque. Mardi matin, 14 jeunes ont été placés en garde à vue.
Du côté du rectorat et de la direction du lycée Joliot Curie, on assure vouloir poursuivre le dialogue avec les représentants des adolescents.
Mesure-t-on seulement ce qui se passe en France ? En 1968, à Nanterre, des étudiants demandaient la mixité. En 2022, ces lycéens sont prêts à la violence pour obtenir la séparation entre les hommes et les femmes.
(Source : Le Parisien)





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