Depuis le début du conflit à Gaza, Emmanuel Macron donne le spectacle désolant d’une diplomatie sans colonne vertébrale. Tour à tour compatissant, menaçant, puis moralisateur, le président français navigue à vue entre indignation calculée et silence coupable. Ainsi, il a affirmé que la reconnaissance d’un État palestinien n’était « pas simplement un devoir moral, mais une exigence politique ». Cette posture ambiguë n’est pas neutre. Elle alimente une radicalisation des opinions en France où l’antisémitisme atteint de nouveaux sommets.
Une politique étrangère sans boussole
Ses dernières déclarations, notamment sa menace de « durcir la position française envers Israël » si l’aide humanitaire ne circule pas mieux à Gaza, relèvent d’une posture opportuniste. Difficile de croire à un soudain élan humaniste de la part d’un chef d’État qui, depuis octobre 2023, a laissé faire et parfois même justifié des actions militaires disproportionnées. C’est à rebours de la situation présente dans laquelle le gouvernement israélien accuse Emmanuel Macron de mener une « croisade contre l’État juif »
Paul Amar sonne l’alarme : une vidéo à écouter d’urgence
Le journaliste Paul Amar a partagé aujourd’hui une vidéo sur X exprimant ses préoccupations concernant la politique de Macron à l’égard de Gaza. Dans cette intervention, il souligne les contradictions et les ambiguïtés de la position française, appelant à une approche plus mesurée. Il pointe notamment les incohérences du discours présidentiel, ses calculs électoralistes à peine voilés, et surtout, l’abandon du devoir d’équilibre historique de la France dans le conflit israélo-palestinien.
Du Caire à Doha : le bal des ambiguïtés
En avril 2025, lors de sa visite au Caire, Emmanuel Macron s’est dit opposé à « toute annexion de Gaza » et au « maintien du Hamas dans la gouvernance ». Mais derrière cette façade diplomatique se cache une acceptation tacite de l’enlisement. Il soutient un « plan arabe » dont personne ne comprend les contours exacts, si ce n’est qu’il mise sur le retour de l’Autorité palestinienne… avec quelles garanties ? Dans quelles conditions ? Silence radio.
Et pendant ce temps, la France ne propose aucune initiative politique d’envergure. Ni conférence, ni médiation, ni proposition concrète. Paroles, paroles…comme le chantait si bien Dalida.
Une rupture avec la tradition gaullienne
Le plus grave reste cette rupture avec la diplomatie gaullienne, historiquement indépendante.
Là où Jacques Chirac ou même François Mitterrand savaient incarner une voix respectée à l’international, Emmanuel Macron cède au suivisme atlantiste et à une politique arabe d’apparat.
Dès 2023, des diplomates français dénoncaient dans une tribune une politique déséquilibrée et biaisée, où la France perd peu à peu son crédit dans le monde arabe, après avoir dilapidé le sien sur le continent africain. Faut-il rappeler que Paris était autrefois écoutée au Liban, à Damas, au Caire, à Alger ? Aujourd’hui, elle n’est plus qu’un écho des chancelleries occidentales. Il faut d’urgence une politique arabe courageuse à la France!





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