Encore une fois, Emmanuel Macron parle. Il parle beaucoup. Il parle trop. « Je ne suis pas content de ce que j’ai pu voir ces derniers jours », dit-il, comme un enfant contrarié par la réalité qu’il a lui-même façonnée. La fin annoncée de la prime rénov, l’abandon des Zones à Faibles Émissions (ZFE), ces totems d’une écologie punitive qu’il avait un temps chérie… balayés d’un revers de main, comme s’ils n’avaient jamais existé. Et maintenant, monsieur nous explique qu’il n’a « pas beaucoup de leçons à recevoir en matière d’écologie ». Vraiment?
L’homme qui en sept ans a défiguré l’agriculture française, favorisé la bétonisation au nom de la croissance urbaine, et subventionné l’importation de panneaux solaires chinois avec l’argent du contribuable ose encore donner des leçons ? Il a fait du greenwashing une religion d’État, transformant les COP en galas de communication et Greta Thunberg en icône d’un monde sans racines. Mais à force de courir après les injonctions contradictoires de Bruxelles, des Verts, des banlieues et des lobbies, Macron s’est emmêlé dans son propre théâtre.
L’écologie synonyme de gabegie
La vérité, c’est que Macron ne croit en rien, sauf en lui-même. Il n’a ni vision pour la France, ni amour de son peuple. L’écologie pour lui, ce n’est qu’un levier de contrôle social, une excuse pour taxer davantage, interdire toujours plus, et faire taire les classes moyennes. Et quand les Gilets Jaunes sont sortis de leurs campagnes pour protester contre la taxe carbone, il les a méprisés comme on méprise ceux qui ne comprennent pas la marche du progrès.
La France n’a pas besoin d’un président qui change de cap au gré du vent, mais d’un capitaine enraciné, lucide, qui ne confond pas écologie et idéologie. L’écologie véritable est celle qui protège notre terre, notre paysannerie, nos paysages, notre souveraineté énergétique. Pas celle qui impose la voiture électrique à crédit ou qui ferme Fessenheim pour faire plaisir à Mme Hidalgo.





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