Dans une indifférence quasi-générale des grands médias, la CPAM de la Somme a révélé un chiffre qui donne le vertige : plus de 5,6 millions d’euros de fraudes détectées en 2024. Oui, vous avez bien lu. Dans un seul département. Et ce n’est que la partie émergée de l’iceberg.
Sous couvert de solidarité nationale, c’est une véritable industrie de la fraude qui prospère dans notre pays. Derrière ces chiffres, ce sont des arrêts maladie bidon, des trafics de médicaments, des fausses déclarations, et même des professionnels de santé qui surfacturent des actes fictifs, notamment sous le prétexte du « 100 % santé », véritable gouffre financier déguisé en pseudo progrès social.
Qui fraude ? Pas seulement « les petits »
Contrairement à la fable égalitariste, 59 % des fraudes sont le fait des professionnels de santé, mais 41 % viennent directement des assurés. Ces chiffres confirment ce que beaucoup pensent tout bas : notre modèle social est détourné par ceux qui devraient en être les garants et les bénéficiaires.
Des chiffres qui explosent
Les fraudes à l’audioprothèse, par exemple, sont passées de 133.000 euros à près d’un million en un an. Soit une multiplication par 7. Pendant ce temps, on demande toujours plus aux Français qui travaillent, qui cotisent, qui respectent la loi.
Un système complice?
Le système se veut « mobilisé » : renforcement des contrôles, algorithmes prédictifs, coopération avec la justice… Très bien. Mais où sont les sanctions exemplaires ? Combien de radiations définitives ? Combien de remboursements réclamés ? Trop souvent, l’impunité règne, parce qu’on préfère fermer les yeux au nom d’un « vivre ensemble » qui rime de plus en plus avec abandon républicain.




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