Réchauffement Climatique et Transition Energétique: refondre toute la règlementation en vigueur (Janvier 2019)

Première partie de la présentation programmatique de Jean-Claude Delmotte, Ingénieur Divisionnaire de l’Agriculture et de l’Environnement (H) et Proviseur (H).

1 – Préambule

Les règlementations en vigueur, relatives au réchauffement climatique et à la transition énergétique, résultent d’une mise en œuvre successive comportant de nombreuses incohérences le tout sous la pression de groupuscules écologistes où l’idéologie et le dogme prédominent sur la réalité des faits..

A ces pressions, il faut ajouter le poids d’organismes (type ONG, lobbying et autres) qui pour justifier les aides financières qui leurs sont accordées tronquent la réalité de la situation, par un, discours alarmant (il est de bon ton de nous prédire la «fin du monde»)?

Ainsi, sans pour cela faire croire que le réchauffement climatique n’est qu’un leurre, il apparait indispensable de refondre toute la réglementation traitant de ces deux aspects. Cette refonte ne peut s’envisager qu’au vu de la réalité des composantes dont l’action provoque ce dit réchauffement : Tel est l’objet de ce rapport.


2 – Le Constat – le Diagnostic

Au préalable l’on peut citer au moins 4 incohérences qui justifient amplement une remise à plat de l’ensemble des textes relatifs à la transition énergétique:

  • Bonus – Malus pour les voitures (le diesel est nettement moins pénalisé que l’essence dans ce domaine)
  • L’électricité est considérée comme efficace en énergie exprimée en Kw/h pour la voiture, alors que le même Kw/h est 2.18 fois moins efficace, donc plus polluante, lorsqu’elle est destinée au chauffage d’une habitation ? (DPE)
  • Le CITE : depuis le 1/7/2018 le crédit d’impôt de 30% est supprimé pour l’isolation des surfaces vitrées des habitations ? Par contre il est maintenu pour les combles, les murs, les sols, etc ?  Ainsi avec un raisonnement comme celui là l’on peut considérer que l’isolation des fenêtres n’a aucune efficacité, alors que c’est la principale source de déperdition d’énergie donc de pollution. 
  • Les travaux d’isolation dans les bâtiments bénéficient d’un crédit d’impôt pour tous, sauf pour les propriétaires bailleurs. Encore un raisonnement stupide car ici ce n’est pas l’isolation qui prime mais la sanction des propriétaires bailleurs ?

2.1 – Le constat : Selon les théories de nos penseurs écologistes, l’homme, de par son existence et ses activités, est seul responsable du réchauffement climatique et pour, les plus pessimistes, une fin du monde est annoncée ?
La réalité est tout autre car une analyse approfondie, à la fois des cycles climatiques de la terre et les différents GES (gaz à effet de serre) dont essentiellement le CO2 et le CH4 démontre que l’homme dispose de très peu de possibilité pour réduire le réchauffement climatique.
Ce constat nous impose de traiter  cette problématique avec du bon sens et de la raison. Ainsi il est nécessaire de développer ces 3 principaux facteurs qui contribuent au réchauffement climatique :

2.1.1 – Les cycles climatiques de la terre : il s’agit du facteur essentiel, sur lequel l’homme n’a aucune prise.  Les cycles climatiques qui sévicent sur notre planète, existent depuis des milliards d’années. Pour s’en convaincre il faut se référer aux travaux de Milankovitch (en 1941). Il a confirmé que la Terre (avec son satellite la lune) tout en tournant sur elle-même en 24H, se déplace sur une ellipse excentrée (comme un écrou sur une tige filetée) en 365 j.
De ce fait la terre effectue, en 1 an, un cycle complet sur cette ellipse (elle est au point le plus éloigné du soleil à l’équinoxe d’hiver (21/12) et au point le plus proche du soleil à l’équinoxe d’été (21/6). A tout cela il faut ajouter que cette ellipse tourne elle même autour du soleil avec une périodicité de l’ordre de l’ordre de 42.000 ans.
Ce dernier phénomène est complété par l’existence d’une seconde ellipse qui supporte, vraisemblablement, toutes les autres planètes de notre système solaire et selon Milankovitch, cette seconde ellipse reste fixe.
En conséquence de cette théorie confirmée par le résultat de nombreuses analyses de la Carotte glacière de Vostok, il apparait que lorsque les 2 ellipses se superposent la terre bénéficie, à la fois,  de la chaleur émise par le soleil mais également, par ricochet,  celle provenant du rayonnement solaire sur les autres planètes d’où un accumulation de 2 phénomènes «réchauffants». La terre se trouve alors dans une phase de désertification qui se déroule progressivement sur # 21.000 ans.
Au contraire quand les 2 ellipses se trouvent en opposition par rapport au soleil, alors la terre ne bénéficie que de la chaleur solaire.  Nous sommes alors en période de Glaciation dont la durée avoisine également les 21.000 ans. La terre est alors en période de glaciation et selon les scientifiques la dernière glaciation remonte à environ 20 à 22.000 ans. 

Ainsi il est vraisemblable que nous nous dirigeons très progressivement vers une période de désertification ?

Un dernier facteur joue sur les modifications de la quantité de chaleur reçue sur les différentes zones de la terre : Il s’agit de la Précession ou inclinaison (excentricité)  du globe. Ainsi la quantité totale de chaleur reçue par la terre reste identique mais selon l’inclinaison (qui peut varier de 2 à 3°) par exemple la masse de chaleur reçue par l’hémisphère Nord peut varier (l’angle de réception des rayons solaires  en se modifiant provoque un ricochet plus ou moins important de ce rayon).
A titre d’exemple rappelons que le niveau des océans était de 300 m plus haut il y a   95 millions d’années et de 600 m il y a 450 millions d’années. Nous en avons l’explication par exemple avec la falaise d’Etretat et bien d’autres. Autre exemple : les déserts (Algérie, Arabie, etc.) qui avant l’aire du carbonifère, étaient des zones bénéficiant d’une végétation luxuriante. Les exemples ne manquent pas.

Après ce premier constat il nous faut prendre conscience que l’homme, par son comportement et ses activités, contribue au réchauffement climatique. 
Toutefois au lieu d’avancer de grandes théories sur le devenir de notre planète :. Réfléchissons ensemble, intelligemment et sereinement, sans idéologie ni dogmatisme,  sur les moyens « réalistes » dont nous disposons pour limiter la part de l’homme sur ce réchauffement climatique., sans s’encombrer de l’influence des « lobbyistes »

2.1.2 : Le  CH4 (méthane) est le second facteur sur lequel l’homme n’a également que peu de pouvoir.

Selon le 5ème rapport du GIEC sur le climat, « le Méthane a un pouvoir de réchauffement global 28 fois supérieur  à celui du CO2 »

Malgré le danger important que représente le Méthane pour le réchauffement climatique, nos idéologues s’abstiennent d’en parler. Quelles en sont les raisons ? Il est vrai que cette affirmation du GIEC contredit les théories qui voudraient rendre l’homme et surtout les voitures responsables exclusifs du réchauffement climatique. Le tout par des propos inexacts ou cachant la réalité.


Le tableau ci-dessous doit nous permettre de différencier les facteurs producteurs de CH4. Il s’agit des principales sources de production de CH4 par an dans le monde (l’importance capitale du CH4 dans le processus d’évolution du climat)

Note : 1 Mt = 1 mégatonne = 1 million de tonnes) : Productions de CH4/an. A noter que le produit de la flatulence (humains et  animaux (herbivores  et  homnivores) domestiques ou, sauvages est un facteur non négligeable de production de CH4. La composition est de l’ordre de : CH4 (# 90%),  CO2 (# à 7-8%) et un peu d’Hydrogène. Selon le GIEC ce total de ce  CH4 + CO2 participe assez grandement au réchauffement climatique?. 1-l’être Humain = 1 l/jour de CH4 (1000l = 0.71 kg)  soit avec 7.500.000.000 habitants nous obtenons  # 2.738.500.000 m3 x 0.70 kg/m3 =  1.916.250.000 kg soit # 2 Mt/an +  # 1,6 MT de CO2/an. Le bétail et la fermentation du fumier, « agriculture » : 115 Mt/an + # 6 Mt de CO2. Nb : une vache peut produire jusqu’à 400 – 500 ℓ de méthane par jour, soit quelques 183.000 ℓ/an. Il faut ajouter tous les animaux dits sauvages. Il me semble raisonnable de retenir pour   cette catégorie l’équivalent en Mt de CH4 et CO2 soit : 115 Mt (CH4) + 6 Mt/an (CO2).  Marais et zones humides : 150 Mt/an  L’exploitation des ressources énergétiques: 110 Mt/an Les plantes et forêts : 75 Mt/an Les rizières : 75 Mt/an Décharges et traitement des déchets : 65 Mt/an La combustion de la biomasse : 40 Mt/an Phénomènes d’origine océanique : 20 Mt/an Termites : 15 Mt/an Clathrates : fermentations dans les océans) : 10 Mt/an Permafrost : fermentetion lors du dégel : 10 Mt/an (calotte glaciaire) Soit un total en CH4 de l’ordre de  802 Mt et : 21 à 22 MT de CO2

Il nous faut constater que l’homme peut, de façon bien modeste, intervenir que dans 3 domaines :

  • Sur le fumier des animaux domestiques
  • Sur les décharges et le traitement des déchets
  • Sur la décomposition de la biomasse de façon très partielle

Vous trouverez plus loin, dans ce rapport, quelles pistes pourraient être envisagées.


2.1.3 : La production de CO2 :  Troisième facteur pour lequel l’action de l’homme semble possible. Toutefois l’incidence de notre action reste assez marginale sur le CO2 dans un bon nombre de domaines.

Pour maitriser les émissions de CO2, il nous faut, au préalable, analyser les caractéristiques des éléments vecteurs de son émission.

  • Premier émetteur: l’espèce Humaine. En effet un homme libère par jour # 1 Kg de CO2. Ainsi : 7.500.000.000 d’habitants produisent   2.646 Mt de CO2 par an. A titre indicatif la population mondiale croit de 90.000.000 habitants par an. Ainsi vers 2050 nous serions à plus de 10 milliards soit # 3.650 Mt de CO2/an ? 
  • Second émetteur: L’ensemble des animaux (élevages et sauvages) il semble raisonnable de retenir un poids global de comparable à l’espèce humaine soit  2.650 Mt/an
  • Troisième émetteur: L’ensemble des véhicules et engins à moteur thermique (voitures, cars, camions et camionnettes, cargos, avions, engins agricoles, engins de BTP, etc).

Pour évaluer l’incidence de ce troisième émetteur il nous faut préciser quelques données sur les carburants utilisés


Emission de CO2
— Comparatif selon le carburant utilisé:

Ce tableau laisse apparaitre, comme cela, est souvent annoncé, que le Diéesel libère moins de CO2/Km que l’essence.
Toutefois le Diesel libère des microparticules (qui participent par ailleurs à la Pollution).
Il y a lieu de noter que, depuis la règlementation de 2014, les voitures Diésel neuves produisent bien moins de ces microparticules 
Concernant les voitures seules : On en dénombre près de 1.000.000.000 dans le monde. Ce qui représente selon diverses sources autour de 1.200 Mt/an dans le monde.

A cela il faut ajouter :
Les autres types de véhicules (cars, camions, camionettes) sans omettre les engins agricoles et du BTP voire divers moteurs (non électriques)  
Ajoutons à cette liste : les Cargos (environ 60.000 dans le monde) dont un pourcentage élevé de portes containers (très gros pollueurs en CO2 et en microparticules (voir tableau ci-dessous))
Enfin le transport Aérien (230.000 avions dont environ 75.000 circulant chaque jours (voir tableau ci-dessous)

Les chiffres ci-dessous nous indique la production de CO2 selon le type :

  • CO2 :  Notez bien : 1 MT = 1 mégatonne = 1 million de tonnes
    • Humains = 2.650 MT/an ajouter (flatulence Humains + herbivores et omnivores) = 13,6 MT/an
    • Voitures = 1.200 MT/an
    • Autres engins à moteur =   # 1.200 MT/an
    • Cargos = estimation selon l’OMI = 2 à 2.500 MT/an*
    • Avions estimation selon OMAéronotique = 1.200 MT *
      (*doutes sur la réalité de ces chiffres, qui semblent sous évalué)
  • Quatrième émetteur : Le chauffage.

Constatons le niveau des émissions de CO2 provenant des principaux combustibles :
Selon un récapitulatif (source GIEC) la totalité du chauffage (y compris production de l’électricité destinée à cet usage) représenterait : 11.100 Mt/an de CO2 dans le monde


2.2. –  Récapitulatif : bilan mondial. (données extraites, entre autre, des rapports du GIEC)

  1. Chauffage – électricité = 11.100 Mt/an
  2. Transport = 5.550 Mt
  3. Industrie – BTP = 5.550 Mt 
  4. Tous les animaux = 5.735 Mt
  5. Autres sources dont les êtres humains = 9. 065 Mt

Soit un total en CO2 de 37.000 Mt/an dans le monde

La répartition entre les diverses sources responsables du réchauffement climatique serait la suivante :

  1. CO2 = 52%
  2. CH4 = 42%
  3. NO2  = 4% 
  4. Autres gaz à effet de serre  = 2%.

Au vu de ces différents éléments il apparait que les voitures avec 1.200 Mt représentent environ 3,5% de l’ensemble des émissions de CO2 dans le monde. La part du diésel (si l’on retient le même pourcentage que celui de la France (55% du parc)) ne représente que  2 %. Alors qu’en France on nous laisse croire que c’est le facteur capital du réchauffement climatique ? Soyons sérieux et faisons preuve de bon sens et de réalisme !


3 – Les  3 facteurs qui concourent au réchauffement Climatique.

Les 3 principaux vecteurs du réchauffement climatique sont :

  1. Les émissions de CO2 pour 37.000 Mt/an dans le monde
  2. Le Méthane (CH4) pour (avec coefficient GIEC) 22.400 Mt/an dans le monde
  3. Les cycles climatiques naturels de la Terre. L’influence, non négligeable, de ces cycles est difficilement mesurable surtout à court terme. 

Toutefois rappelons que les travaux de Milutin MILANKOVITCH (en 1941) n’ont jamais été remis en cause par les scientifiques (voir de très nombreuses études et publications à ce sujet sur internet). De très nombreux exemples prouvent, à l’échelle de l’humanité (4,5 milliards d’années), la réalité de ces glaciations – désertifications survenues sur notre planète.


4  – Intervention de l’homme : dans quels domaines ?

Seuls 2 de ces 3 facteurs sont susceptibles d’être influencés par l’action, bien modeste,  de l’homme :

Premier secteur : le CO2 : Dans le monde

  • Le chauffage  seul:  estimation de l’espoir de gain : 20 à 25% soit = # 2.400Mt M
  • Les véhicules et engins à moteurs : espoir de gain :  20 à 25% soit # 1.300 Mt
  • Industrie – BTP : total 5.550 Mt/an dans le monde ; espoir # 1.200 Mtnde

Soit un total de 18.100 Mt/an de CO2 dans le monde et l’espoir de diminuer ce taux à de l’ordre de 5.000 Mt/an pour le monde entier
Selon le GIEC la part de la France représente 0,9% soit un espoir de gain de l’ordre de  50 Mt/an (dans le cas le plus optimiste

Deuxième Secteur : Le Méthane ou CH4 : Quelle production ?

  • L’agriculture en général (dont le fumier) :  115 Mt/an dans le monde
  • Décharges et traitement des déchets :          65 Mt/an dans le monde
  • Combustion de la biomasse :                       40 Mt/an dans le monde

Soit un total de : 220 Mt/an avec le coefficient du GIEC   # 6.000 Mt/an dans le monde 
Si l’on retient pour la FRANCE les 0,9% nous obtenons : # 55 Mt/an de CH4 (et #  530 pour l’UE) 
En France la production totale en CO2+CH4  serait de :  # 235 Mt/an  (et # 2,330 – UE)
Avec un espoir de réduire ce niveau de: # 60 à 70 Mt/an
Pour un total général de # 60.000 Mt/an (CO2+CH4) dans le monde soit 1 millième 

Quelles actions :

1 – Le CO2 : en particulier sur les modes de chauffage développer et rechercher de nouvelles sources d’énergie, (géothermie – pompes à chaleur – panneaux solaires – électricité dite propre à savoir nucléaire « EPR »  éoliennes – hydrauliennes – utilisation de l’énergie des marées – barrages hydroélectriques – photovoltaïque – etc) énergies issues du CH4 par la bio-méthanisation, voir les travaux de Paris Diderot sur l’exploitation du CO2 transformé en  CH4 qui est un combustible comme tous les corps du groupe des éthanes.
Concernant  la totalité des véhicules à moteur en menant des recherches appliquées  sérieuses  et  innovantes indépendantes « de tous les lobbyings et groupes de pression» en vue de créer un nouveau type de moteur fonctionnant avec de nouvelles sources d’énergie non fossiles (exemple : Hydrogène –  CH4 – énergie de la magnétite (électromagnétisme des aimants) – carburant d’origines végétales « agro-énergie » et pourquoi pas la fission nucléaire, etc. Dans ces domaines la recherche se doit d’y consacrer de nombreux programmes de recherche appliquée innovantes ( voir, entre autre, les travaux de l’université de Paris Diderot sur le CO2). Ce doit être un véritable défi pour l’avenir.
En quelques mots : « une révolution technologique, scientifique et industrielle ». La France, pays des Lumières se doit de relever ce grand défi.

2 – Le Méthane (CH4) : il s’agit ici essentiellement de savoir comment capter et utiliser ce méthane comme carburant ou combustible.
Cette récupération qui doit se faire en premier dans l’atmosphère mais également directement sur les lieux d’émission. Pour ne citer que :

  • Les déchets fermentescibles des humains et animaux y compris le fumier, le lisier, l’eau de lavage des trayeuses et les stations d’épuration, etc.doivent être traités dans des stations de biométhanisation fission des hydrocarbonés (type Cn H2n On –sucre, amidon)
  • L’exploitation de la Biomasse, peut également être valorisée comme indiqué ci-dessus
  • L’exploitation des algues et en particulier des algues vertes, qui libèrent des quantités non négligeables de gaz combustible. 
  • Le traitement des décharges et des déchets compostables

Le tout par un vaste programme de développement des stations de Biométhanisation comme dans les pays nordiques. Article publié par Jean-Claude Delmotte.

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