Cédric Herrou ou la victoire du gauchisme sans frontières

Depuis 2015, Cédric Herrou est le visage du passage d’irréguliers africains dans le Sud de la France. Ce cultivateur d’huile d’olive passe, avec quelques complices de son association, régulièrement la frontière italienne à Vintimille en arpentant la vallée de la Roya pour conduire à pied ou en camionnette des migrants sur notre sol, puis les héberger ou investir illégalement des lieux publics. Dans son camping dans les hauteurs de Breil-sur-Roya, où il est acclamé, il se vante au micro de BFMTV d’accueillir jusqu’à 250 illégaux de plus en un week-end à l’été 2017.

La gloire de Cédric Herrou traverse bien vite l’Atlantique, puisque le New York Times fait, dès 2016, un portrait hagiographique du gauchiste, comparant, toute honte bue, le migrant africain interpellé dans un train par la police française aux juifs persécutés pendant l’Occupation. A noter qu’en 2009, le réalisateur du film Welcome, Philippe Lioret avait déjà utilisé cette comparaison pour évoluer le cas des irréguliers dans le Calaisis qui souhaitent passer en Angleterre.


Amnistie totale

Les autorités judiciaires ont poursuivies depuis régulièrement l’agriculteur à plusieurs reprises (toujours à du sursis) pour aide au séjour et à la circulation d’étrangers en situation irrégulière ou occupation illégale d’une ancienne gare SNCF en octobre 2016. Ainsi, le 24 juillet 2017, il est arrêté en compagnie de 156 africains, majoritairement soudanais qu’il conduit vers Marseille et échappe à la détention provisoire.

Le maire de Nice Christian Estrosi, demande à cette occasion de « faire cesser l’action de M. Cédric Herrou et de ceux qui le soutiennent » (Le Monde)

Mais il n’en est rien, car le long parcours juridique de Cédric Herrou, qui passe par l’appel, puis la Cour de Cassation, s’appuie sur un point de droit consacrant « le but exclusivement humanitaire » pour écarter la visée anarchiste. Autrement dit, en jargon judiciaire, une amnistie totale. Et tout cela avec un objet idéologique et politique clair de sans-frontièrisme, appuyé par des personnalités politiques comme José Bové, ou Jean-Luc Mélenchon, qui « lui exprime son affection et sa reconnaissance » (BFM TV, 13/02/2017).


Le monde à l’envers

Cédric Herrou savoure le 6 juillet 2018 sa victoire au terme d’une question prioritaire de constitutionnalité qui pointe qu' »une aide désintéressée (NDLR: n’ayant donné lieu à aucune contrepartie directe ou indirecte) au migrant, qu’elle soit individuelle ou militante et organisée, ne doit pas être poursuivie, sans considération de la régularité de son séjour sur le territoire national, en déclarant:

« Les choses reviennent un peu dans les règles, et c’est important. » (Cédric Herrou, 6 juillet 2018, sur France 24)


L’avocat Gilles-William Goldnadel dresse dans le Figaro du 18 mai 2020 le parallèle avec le sauvetage de migrants en Méditerranée:

On rencontre le même intérêt politique et idéologique dans les ONG sans-frontiéristes, notamment celles financées par l’Open Society de Georges Soros, qui sous couvert de sauvetage en mer faisant objectivement le jeu des passeurs intéressés, contribuent à leur désir d’édification d’une société ouverte, affranchie de toutes bornes nationales.

La décision récente de la Cour d’appel de Lyon qui prononce la relaxe de Cédric Herrou (sauf l’occupation du bâtiment de la SNCF, mais là aussi, la peine n’est pas exécutée) conforte donc le principe abstrait (et non défini juridiquement) de fraternité au mépris de la règle territoriale:

En conséquence, cette jurisprudence, sauf pourvoi en cassation du parquet général de Lyon, autorise désormais un mouvement politique organisé à aller chercher hors de France un grand nombre d’immigrés illégaux et à les installer sur la propriété d’autrui. (Gilles-William Goldnadel, op cit)


Esprit de sérieux

Ce dernier rebondissement judiciaire vient rappeler cruellement qu’aller chercher des migrants de façon industrielle n’expose finalement, à rien, si ce n’est aux flashs sur le tapis rouge de Cannes en 2018 ou aux micros des relais de la bien-pensance du service public:

En décembre 2016, un des ricaneurs de France Inter (dont nous ne ferons pas la publicité ici) pourfendait notre « belle justice française » pour avoir poursuivi l’activiste et comparant l’immigration belge (sic) et l’immigration subsaharienne.

« Belle justice française »… Sans rire.

Interrogé par l’Humanité le 14 mai 2020, sûr de la domination finale de son idéologie, Cédric Herrou déclare, pince-sans-rire:

« Je suis un immigrationniste et j’islamise la France, je suis acteur du Grand Remplacement, je suis envoyé par Soros pour remplacer les français »

Aucun risque que ce genre de déclaration ne tombe sous le coup de la nouvelle loi contre la haine… des français, cette fois-ci.

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