(Vidéo) N’en déplaise à Madame Taubira

François Flacon – Extrait : On sait que Christiane Taubira a vendu la mèche il y a une dizaine d’années lorsqu’elle précisa qu’il ne fallait pas parler de la traite des esclaves orchestrée pendant 1.200 ans par les Arabo-Musulmans afin que «les jeunes Arabes ne portent pas sur leur dos tout le poids de l’héritage des méfaits des Arabes» (voir l’Express du 4 mai 2006 et à de nombreuses autres reprises, comme sur Europe 1). On en déduit logiquement qu’il s’agit, inversement, de culpabiliser les Français de souche européenne en leur faisant porter le poids des crimes de leurs ancêtres.

Le problème, c’est que les ancêtres en question n’ont jamais été impliqués ni de près ni de loin dans le commerce et l’exploitation des esclaves, à l’exception des familles des Békés, les Blancs des Antilles, et de certaines familles des grands ports atlantiques français. Les aïeuls qui m’ont transmis mon patronyme, pour ne prendre qu’un exemple, cultivaient des terres sur les pentes du Massif central: dans ces contrées, pour retrouver la trace d’un propriétaire d’esclave, il faut remonter à l’époque gallo-romaine.

Au contraire, compte tenu de l’intensité de la traite pratiquée par les Africains eux-mêmes (au moins 14 millions de victimes selon l’historien Olivier Pétré-Grenouilleau) et de la traite arabo-musulmane (17 millions de victimes), la probabilité qu’un Arabe ou un Noir immigré en France ou issu de l’immigration ait des esclavagistes parmi ses ancêtres est infiniment plus élevée. On retrouve, d’ailleurs, ce décalage lorsque les médias identifient implicitement les Français immigrés aux Noirs américains alors même que les Afro-Américains descendent de personnes qui ont été déportées de force et dans d’affreuses conditions aux États-Unis, où ils ont été ensuite exploités tandis que les Afro-Français sont tous venus en France de leur plein gré et y ont profité d’un système social fort généreux.

Au meeting de Benoit Hamon, février 2017.

On soupire aujourd’hui à l’idée que Christiane Taubira soit réapparue à la faveur d’une tribune scandaleuse (Lire Valeurs, 07/06/2020) à l’avant-garde de le travail de diabolisation de la police, accusée d’être intrinsèquement raciste. Elle qui « murmure à la jeunesse », avec d’autres personnalités, comme Yannick Noah ou Omar Sy, oeuvre avec de telles falsifications successives de l’Histoire qu’à installer, un peu plus, le racialisme dans le pays des Lumières.

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