Contre l’idéologie de gauche: Le populisme, une maladie dont les French doctors veulent vous guérir

Chaque semaine, nous vous proposons un tour d’horizon de la lutte contre l’idéologie de gauche. Cette semaine nous revenons sur le thème du populisme. Je remercie Elisabeth Lévy pour son excellent ouvrage La Gauche contre le Réel, (Fayard, 2012) qui sert de matrice à cette série.


Le camp du bien et le camp du mal

L’écrivain G.K. Chesterton (1874-1936) a évoqué en son temps le fait que le monde moderne était rempli de «vieilles vertus chrétiennes devenues folles». La religion de notre époque, a comme objet d’adoration la victime. Au fil du temps, de « respectable », la victime est devenue « incontestable ».

Comme dans le problème de l’œuf et la poule, il faut s’entendre sur cette évidence : c’est le progressiste qui a précédé le réactionnaire.

Dans le même ordre d’idée, exprimer l’idée que l’immigration pose des problèmes, ou même simplement en douter, est assimilé à un discours haineux. Tout adversaire du mariage gay rentrera dans la case homophobe.
Selon Elisabeth Lévy:

« Le grand paradoxe de notre époque soit que l’on loue la diversité en tout domaine sauf dans celui de la pensée ». (La Gauche contre le réel, op. cit)

Contrairement à certains penseurs de gauche qui placent les problèmes de mondialisation en toile occultante des problèmes de la société française multiculturelle, la pensée de droite interroge plutôt les conditions qui permettent aux populations nouvellement arrivées de devenir français. Pour certains, toute discussion est inutile puisque le réactionnaire est forcément raciste, et blanc, ce qui est une circonstance aggravante, puisqu’il est « contre l’immigration ». L’argument massue.

Tania de Montaigne l’exprime encore plus clairement (si l’on peut dire) dans Charlie Hebdo le 8 juillet 2020:

« Vous êtes blancs ? Vous êtes racistes. Et si vous prétendez le contraire, c’est bien la preuve que vous l’êtes. Cette théorie, qui ferme imparablement tout débat, a été forgée par une sociologue américaine, Robin DiAngelo, et est développée dans un livre Fragilité blanche, paru le 1er juillet en France ». (Charlie hebdo, 08/07/2020)


La « droitisation » comme unique boussole

La droitisation (dont l’équivalent de gauche n’a pas été imaginé par la classe médiatique) de la société pour certains bons esprits est un des principaux maux de la société, déclenchant la levée de boucliers au sein des toujours satisfaits d’eux journalistes «conscientisés».

« Ils sont méchants parce qu’ils sont malades ». C’est l’expression utilisée par le politologue Roland Cayrol lors d’un débat sur l’islam sur RTL pour qualifier les peuples: « Oui, les peuples européens sont malades ». Avec comme principal symptôme de cette maladie : leur peur du changement. Pour éradiquer ce chancre, si la répétition des bons messages ne suffit pas, il faudra en passer par la Loi.
En attendant, il s’agit de châtier ceux qui ont jeté le peuple dans les mauvaises pensées, et permis au Front National devenu Rassemblement National de devenir le premier parti de France.

Face à Le Pen, toute accointance est suspecte. Dans les années 90, déjà, un élu socialiste s’était attiré les foudres de Daniel Schneiderman dans l’émission Arrêt sur images pour avoir simplement éclaté de rire en coulisses avec Marine le Pen. Cela faisait l’objet d’une enquête en bonne et due forme ! Et d’ailleurs, si tant de gens dans les médias se pincent le nez à l’évocation du patronyme Le Pen, c’est bien qu’il doit y avoir un fond de sincérité, non ?
Car comme le décrétait Raphaëlle Bacqué du Monde, le 25 mars 2011, l’émotion est un «des devoirs sacrés du journaliste» (sic) et une preuve intangible de neutralité.

Le sociologue Jean-Pierre Le Goff le démontre :

« A gauche, il est une façon de combattre le Front National depuis trente ans qui, loin de l’affaiblir, contribue au contraire à faire son jeu. La façon dont la lutte antiraciste a été menée dans les années 1980 sous le drapeau Black, blanc, beur a réintégré de fait les notions d’ethnie et de race (…) Cette confusion gauchiste est allée de pair avec le rejet et le dénigrement de notre propre histoire réduite aux guerres, aux méfaits du colonialisme et aux totalitarismes. » (Le Syndrome du front national, Jean-Pierre le Goff, Le débat, 2011)

Car les journalistes bien-pensants vivent dans une bulle complètement hermétique à la diversité des opinions électorales des français : en 2002, dans un sondage révélé par Marianne, le candidat socialiste réalisait un score nord-coréen dans les rédactions parisiennes sondées. Et 10 ans, plus tard, dans la rédaction de l’hebdomadaire Marianne, Hollande totalisait 40 % des suffrages devant Jean-Luc Mélenchon (31,7 %). On le voit, c’est l’homogénéité de la pensée qui est en cause plus que la pensée elle-même.


L’éducation objet de transactions

Aujourd’hui, plus que jamais, au bout d’un long chemin de fragmentation de la société française en une juxtaposition de communautés (le ministre Collomb évoquait en quittant la Place Beauvau de français condamnés à vivre face à faceLa Vidéo), il devient de plus en plus évident que chaque enseignement est l’objet de négociation avec les élèves, souvent issus de l’immigration.

De façon analogue aux demandes de militants associatifs quant à la prise en compte de la guerre d’Algérie dans les manuels scolaires, d’autres demandes individuelles, comme l’enseignement des religions d’un point de vue laïque, sont formulées à l’égard de l’enseignement public. (…) Si en tant que collectif ces associations se définissent comme laïques, sur le plan individuel ses membres justifient et motivent leur engagement en s’appuyant sur la foi musulmane (https://journals.openedition.org/jda/1523)

On le verra dans notre prochain article, l’irruption de l’islam politique en France a changée la conscience de lui-même que pouvait avoir nos vieux peuples européens: que ce soit sur le plan identitaire, géopolitique ou strictement démographique.

Malheureusement pour Roland Cayrol et tous ceux qui pensent comme lui : les français lambda, qu’ils soient des villes ou des champs, ne font guère plus que de s’offusquer quand on siffle la Marseillaise, parle de « prendre des bébés blancs » dans un texte de rap, ou, pour résumer le tout, qu’on «nique la France» comme une pétition des Inrocks nous y incitait en 2012. Car, c’est bien connu, le terme de francophobie, contrevient à celui d’islamophobie, n’a pas cours sous nos latitudes. A suivre…

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