Google met en avant les magasins tenus par des afro-américains

Comme une suite ravageuse de l’affaire Floyd le 25 mai 2020 aux Etats-Unis, le racialisme fait de plus en plus son nid un peu partout en France (comme cette liste de gynécologues noirs qui circulent sur le net), et surtout aux Etats-Unis. Et les géants d’Internet donnent le tempo.

Le 30 juillet 2020, Google a publié sur son blog un billet selon lequel il allait désormais signaler les commerces qui le souhaite par un pictogramme « Black-owned » (tenu par des afro-américains). Ce pictogramme rejoindra d’autres mentions personnalisées dans la fonction « Highlights » des résultats omnipotents du géant californien, comme celles, classiques, de « Adults only » (réservé aux adultes), mais aussi de deux autres, « Women-LED » (tenu par des femmes), « LGBT friendly » (accueil du public homosexuel) qui ont été ajoutés il y a deux ans (BFM TV).

Il faut savoir que depuis que le mouvement « Black Lives matters » qui a débuté en 2013, beaucoup d’enseignes ont ajoutées à leur vitrine des autocollants « Black owned ». En juin, une initiative similaire avait été repérée chez Yelp, ainsi que la suppression des frais de livraison des restaurants tenus par des afro-américains dans une sélection de ville aux Etats-Unis et aux Canada par Uber Eats (Marianne, 31/07/2020).

Le chargé de communication de Google pour les start-up, Jewel Burks, s’enthousiasme pour cette soudaine poussée de communautarisation de la société américaine:

«Ces derniers mois, nous avons constaté une hausse des recherches pour des entreprises tenues par des Noirs. C’est inspirant de voir que tant de gens tentent d’investir dans la communauté noire». (Le Figaro, 31/07/2020)

La firme fait référence à la recrudescence de chômage dans la population noire américaine propriétaires de petites entreprises depuis la crise du Coronavirus (40% selon le gouvernement) pour justifier cette mesure. 300 millions de dollars sont également provisionnés par Google pour aider une sélection d’entrepreneurs afro-américains. A noter que les hispaniques, très présents aux Etats-Unis, ne sont pas concernés par cette mise en avant.

Depuis le milieu des années 60, le mouvement des droits civiques initié par le pasteur Martin Luther King a fait annuler toutes les lois de la ségrégation raciale contre les noirs aux Etats-Unis, les rendant peu à peu inapplicables par décision de la Cour suprême.

Pour Olivier Babeau dans leFigaroVox aujourd’hui:

« Ces communautés n’ont même pas vocation à s’ignorer mutuellement, ce qui aurait été le degré zéro de la société mais aurait au moins favorisé une forme de pacification, mais à se combattre en permanence, substituant à l’oppression d’hier de nouvelles formes de discrimination. »

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