Tours: pour un mauvais regard, il met une lame sous la gorge d’un homme tranquillement assis

Dans la nuit du samedi au dimanche 9 août, la ville de Tours fut le théâtre d’une violence gratuite qui aurait pu se terminer dans un bain de sang.



Voici l’épopée de nos deux délinquants: ils volent dans un premier temps un téléphone portable rue Paul Louis Courier. Puis, quelques instants plus tard, ils voient un groupe de quatres personnes (deux hommes et deux femmes), tranquillement assis près de la guinguette en bord de Loire. L’un des deux hommes commence à agresser verbalement le groupe et plus particulièrement un des hommes pour un soi-disant mauvais regard. Assistant à une escalade rapide de la violence, l’homme assis s’interpose et tente calmer ces délinquants. Mais soudainement un troisième comparse arrive et pointe une lame sous la gorge de celui qui tentait de calmer le jeu et lui assène la phrase suivante:

« Toi, tu bouges pas ou je te tranche ! ».

L’homme ne se laisse pas faire, et pour cause, il est gendarme, il tacle le délinquant au sol. Comment aurait pu réagir le quidam? La fin aurait probablement été tragique si la lame n’était pas élimée.


Deux délinquants connus des services de police

Les trois compères s’enfuient, deux d’entre eux seront rattrapés par la police.
Pour le premier individu : un simple rappel à la loi
Pour le second individu : il est jugé en comparution immédiate avec obligation de quitter le territoire français. Il était récidiviste pour des faits similaires. A peine âgé de 20 ans, Iskander a un enfant de 8 mois. Quittera t-il la France réellement?
Pour se défendre, il argumente sur le fait qu’il était alcoolisé, comme si cela pouvait être une circonstance atténuante : « J’étais alcoolisé, je ne me souviens de rien du tout »


« La guinguette n’est pas un endroit paisible »

Un homicide a été évité grâce à la maîtrise et au contrôle du gendarme. Chose stupéfiante, l’avocat des malfrats, Me Louis Bodet, accuse presque le groupe qui se détendait sur les bords de Loire :

« On sait que la guinguette n’est pas un endroit paisible. Il y a des trafics, de la violence […] Ce n’est pas un lieu fréquentable ».

Ce lieu devrait donc rester un lieu exclusif de la violence, le pré-carré des délinquants? Outre la défiance que souligne cette phrase à ceux qui ont, malgré le Covid voulut poursuivre l’esprit guinguette cette année à Tours, cela témoigne une nouvelle fois de l’effondrement de notre art de vivre. Pauvre France.

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