À Seattle, les blancs sommés de “rendre” leurs maisons aux noirs par les Black lives matters

La ville de Seattle dans le Nord-Ouest des Etats-Unis (750.000 habitants) connaît une crise raciale comme jamais dans son histoire. Après le meurtre de George Floyd le 25 mai dernier, les manifestations des Black lives matters (BLM) y ont été, comme à Portland, la grande ville voisine, particulièrement massives et violentes. Sous la pression des communautés noires de la ville la mairie a consenti à une baisse du budget de la police et la suppression d’une centaine de postes d’officiers sur les 1.400 policiers actuels (NDLR: au lieu de la réduction de moitié demandée par les partisans de BLM), contribuant à une dégradation de la situation dans les rues de la ville.


La mairie et la police en déliquescence

En réponse, la responsable de la police de la ville, Carmen Best, 55 ans, a démissionné de son poste, regrettant que la maire ne l’ait pas associé à cette décision. Ainsi, le budget de la police a été amputé de 3,5 millions de dollars. Le président américain et son attorney General (ministre fédéral de la Justice), William Barr, ont dit regretter la décision de Best. Elle avait intégrée la police de Seattle en 1992.

De son côté, la maire démocrate de la ville depuis 2017, Jenny Durkan , 62 ans est énormément contestée pour sa gestion des manifestations violentes au mois de juin 2020. Les habitants veulent la renverser avec une pétition contre ses « méfaits », malversations » et violation de serment » qui doit recueillir 50.000 signatures (seuil difficile à atteindre) et une action en Justice qui est actuellement devant la cour suprême de l’Etat de Washington. Dans sa ville, des ZAD (Zones autonomes à défendre) se sont organisées avec des mots d’ordre comme « Pas de police, pas de problème », comme celle près de la mairie à Capitol Hill qui a comme acronyme « CHAZ ».


« Des gens comme vous »

Dans un contexte de tension raciale extrême, dans les rues, après avoir ciblé des maisons d’élus, les antifas et les BLM font désormais des expéditions d’intimidation dans la ville, qu’on pourrait qualifier de « chasse aux blancs ».
Mercredi, une manifestation nocturne diffusée en direct sur le réseau social « Periscope » a pris pour cible des quartiers résidentiels de Seattle à majorité blanche (voir tweet ci-dessous).

Ses organisateurs exigent que les Blancs abandonnent leurs maisons et les « rendent » aux noirs. Voici le discours qu’ils tiennent selon un article du New York Post:

«Sais-tu qu’avant que ton cul blanc ne vienne ici, c’était tous des Noirs? (…) Savez-vous que des gens comme vous sont venus ici et ont essentiellement acheté toutes les terres aux Noirs pour moins que ce qu’ils valaient, les ont expulsés pour que vous puissiez vivre ici? Sais-tu cela? » (…) «Alors, comment comptez-vous y remédier?» l’homme continue. «En tant que gentrificateur [NDLR: équivalent de « bobo » en France], parce que vous faites partie de ce problème.»

Un participant des manifestations Black lives matters, cité par le NY Post

Une femme poursuit, avec un mégaphone: « Qu’allez-vous faire à ce sujet? Ouvrez vos portefeuilles« 


Dans une autre vidéo, un chef d’entreprise se fait insulté et menacé alors qu’il appelle la police pour signaler des dégradations sur les fenêtres de son entreprise en faisant référence au « privilège blanc ».

«Vous êtes raciste, vous êtes raciste (…) Vérifiez vos privilèges, vérifiez vos privilèges. (…) Ce n’était jamais votre quartier, ce n’était jamais votre quartier. »

Un homme dans les rues de Seattle, cité par le NY Post

Désormais, ce ne sont pas des policiers qui patrouillent dans la rue, mais des antifas, avec des boucliers. Et gare aux « blancs privilégiés » qui se mettront sur leur route!

En réaction à ces mouvements violents, les partisans de Donald Trump diffusent des vidéos d’électeurs démocrates qui disent vouloir voter Trump à la prochaine présidentielle.

> Lire aussi : la folie racialiste de Google

Un commentaire

  1. Analyser la société actuelle au Liban, à Beyrouth par exemple : ils ont supporté petit à petit depuis une cinquantaine d’années, la division de cette société en plusieurs confessions religieuses.
    Au début tout allait bien, j’ai visité Beyrouth en 1951 et cette ville tranquille était en pleine prospérité. Les religions cohabitaient sans problème.
    Et insensiblement, petit à petit, les conflits sont arrivés pour morceler, pour diviser, pour prendre le pouvoir dans la ville et dans le pays. Aux frontières, ceux qui sont arrivés ont créé à l’intérieur du pays la guerre civile qu’on connait à présent dans toute son horreur, les intérets des uns contre les autres pour gouverner sans majorité affirmée.
    Je pense que c’est ce que nous allons vivre à notre tour à cause de cette faim du pouvoir à TOUT PRIX par n’importe quel moyens chez nous. TROUBLES divers, violences et intimidations pour prendre les places désirées ! ! !

Laisser un commentaire