Qualification du PSG en finale de la ligue des champions: une fête gâchée par des racailles

La soirée du 18 août qui a vue la victoire du PSG sur Lepizig (3-0) a été émaillée de nombreuses manifestations de violences de la part de « supporters » ou plutôt « supposés-supporters » en haut du quartier emblématique des Champs Elysées (la boutique du club se trouvant plus bas). De surcroît, dans la liesse (souvent bon enfant), et sous des feux d’artifices artisanaux, toute règle de distanciation a été complètement publiée.

Les voyous en survêtements souhaitaient en découdre avec la police, mais n’ont pas rechigné, non plus à dégrader du mobilier urbain, renverser des vélos et fracasser la vitrine de plusieurs magasins (vidant la boutique de mode Philipp Plein).

Ainsi, au cours de la soirée, des policiers ont été copieusement caillassés, avec tout ce qui passait sous la main des voyous. Et victimes d’insultes du genre « Fils de pute » ou bien « Niquez vos mères ». Des policiers ont été visés par des feux d’artifices, selon Rémy Cuisine.

Sur une vidéo captée en face de l’Arc de Triomphe (voir ci-dessous), des groupes d’individus, certains arborant les couleurs du club parisien, s’en sont pris à un fourgon de CRS stationné là, qui a été cible de coups de pieds, de poings sur sa carrosserie, ou encore frappant un cône de signalisation sur ses vitres. Heureusement, les policiers à l’intérieur n’ont pas été blessés. Le ministre de la justice, Eric Dupond-Moretti, a réagit sur Twitter:

Dans les rues alentours, des poubelles ont été brûlées. Les policiers ont dû faire usage de gaz lacrymogène pour disperser les fauteurs de troubles.

En fait de soirée, la ministre de l’Intérieur a mentionné 36 interpellations, dont 3 mineurs, et dit étudier les images de vidéo-surveillance pour interpeller encore davantage d’individus. Dans le détail, 14 gardes à vue pour « violences sur personnes dépositaires de l’autorité publique et rébellion », 17 pour « vol aggravé et recel de vol », 3 pour « participation en vue de commettre des violences », et 2 pour « violences » (Le Parisien, 19/08/2020). Pendant ce temps à Marseille, des expéditions punitives de supporters marseillais quadrillaient la ville à la recherche de leurs homologues parisiens, à pied ou en automobile, pour les insulter et les rouer de coups, comme cette personne qui est placée en garde à vue (La Provence, 19/08/2020).
Espérons que les supporters lyonnais auront plus de discipline dans la perspective dans l’autre demi-finale contre le Bayern Munich.

Un commentaire

  1. Puisque les matchs drainent la racaille, jouez les matchs à huis-clos pendant 3 mois, puis 6 mois si ça recommence à la reprise, puis 9, etc. puisque foot = violences = insultes = vols = dégradations ….
    ça devrait les calmer, ou du moins encourager les « footeux » à organiser leurs services de sécurité jusqu’à ce qu’ils soit opérationnels et efficaces.

Laisser un commentaire