Les Verts et les insoumis, ces grands ennemis de la liberté

La gauche, incarnée par Europe Ecologie Les Verts et la France Insoumise, a fait sa rentrée politique ce week-end. L’occasion de constater une fois de plus, que leurs programmes se rejoignent sur la décroissance comme modèle économique sous couvert, pour l’un de la préservation de la planète, et pour l’autre de sa nostalgie des régimes les plus autocratiques. Et Jean-Luc Mélenchon, qui voit son étoile pâlir, jalouse les succès électoraux récents des écolos, dont il a invité Eric Piolle (maire de Grenoble) en représentant d’une écologie férocement anti-libérale.


Pour ce qui est des écologistes plus spécifiquement, ce week-end, entre autres perles, on a pu relever cette phrase dans un échange entre les écolos David Cormand, ancien secrétaire national et Manon Aubry, députée européenne (vidéo ci-dessous):

« Défendre une limitation des libertés eu nom du changement climatique n’est pas liberticide ».

Manon Aubry, août 2020

Cette écologie punitive ou écologie réactionnaire (en ce qu’elle réagit aux sciences et au développements technologiques, comme à la 5G, de manière obtus) consacre une nouvelle forme de religion, où la nature ne serait plus à domestiquer mais au contraire à vénérer et ce qui est pire – à craindre. Et l’instrumentalisation de la crise du Covid en crise du capitalisme n’est que le dernier avatar de cette pensée magique qui a toujours caractérisé la gauche révolutionnaire.

Or, à observer les indicateurs les plus sérieux et les plus incontestables, il n’en est rien. On étudie ainsi à l’Université de Yale lEnvironmental performance index des différents pays de la planète. La France, qui n’en finit pas d’être stigmatisée par Greta Thunberg, finissait deuxième derrière la Suisse en 2018. Depuis 2006, son classement est sans équivoque: il y a une forte corrélation entre la richesse produite et la vertu sur le plan environnemental et de la biodiversité. La raison en est simple: ce sont les pays qui sont sortis de la pauvreté qui ont eu les moyens de s’affronter à des question subalternes au plan d’une politique globale comme celui de la préservation de leurs espèces naturelles menacées.


Des solutions plutôt que d’amères potions

Les solutions doivent être le fruit de la capacité de l’homme à trouver des solutions techniques ou technologiques aux problèmes successifs qui n’ont cessé d’émailler nos 7 millions d’années d’histoire de l’humanité.
Ainsi, le vélo et la trottinette ne peuvent être une solution à un problème plus vaste qu’est le déplacement en automobile. L’automobile a été une solution au cheval, qui lui même comportait d’autres types de pollutions sous forme de purin. A titre d’exemple, seules les innovations de propulsion des automobiles et des camions pourront limiter l’effet néfaste de ceux-ci sur l’environnement, même s’ils sont largement surreprésentées dans l’imaginaire collectif (voir à ce sujet notre dossier sur le changement climatique). En dehors de la pollution à l’ozone, la baisse des polluants atmosphériques en France métropolitaine est même spectaculaire à l’échelle d’une décennie.



La planète n’a rien contre nous

Pour ce qui est des émissions décarbonées, les éoliennes sont encore une solution en trompe l’œil. Outre sa pollution sonore et visuelle, ces champs d’éoliennes en mer, en campagne ou sur nos toits ne sont pas la panacée en matière de production d’électricité. Et pourtant, ils ont fait l’objet de commandes publiques à hauteur de 70 à 90 milliards d’euros. La France, fidèle à son histoire d’avancées technologiques, devrait plutôt miser sur les réacteurs à fusion nucléaire qui à terme, produiront si peu de déchets qu’ils seront les symboles même d’une énergie propre.

Car c’est bien là l’enjeu essentiel du rapprochement, réel ou présumé, de la fibre communiste et de celle de l’écologie (Macron avait d’ailleurs repris à son compte l’expression « la fin du monde et la fin du mois » en réponse à la crise des Gilets Jaunes) L’écologiste de 2020 voit l’homme comme une menace intrinsèque à la survie de la planète, planète qui a liquidé, avec autant de scrupules qu’un éboulement qui emporte tout aveuglement sur son passage, un nombre incalculable d’espèces, depuis que le monde est monde.

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