À la Baule, la question des primaires de la droite fait débat

Les ténors des Républicains se sont retrouvés, comme de coutume, à La Baule, ce week-end, pour discuter avant tout des élections départementales et régionales de 2021. Mais le sujet des présidentielles est dans toutes les têtes.


Une primaire interne?

Pour Franck Louvrier, maire de La Baule en Loire-Atlantique, c’est clair et net, c’est: «non à la primaire ouverte, oui à la primaire interne».
La primaire interne concernerait vote de facto les adhérents à jour de cotisation ainsi que des candidats qui remplissent le même critère (NDLR: donc exit Valérie Pécresse et Xavier Bertrand).
Or, on le sait, la Droite minimise ses chances de figurer au second tour si l’électeur se retrouve devant deux candidats qui se revendiquent chacun de la droite (voire même de la droite et du centre).

Si certains ont déjà enterrées les primaires sans tambours ni trompettes, d’autres lui trouve encore toutes les vertus.

L’eurodéputée Nadine Morano enfonce le clou, en considérant que la primaire «a été une arme de destruction massive de la droiteJ’ai trop vu dans les bureaux arriver de gens qui n’avaient jamais été à droite, mais voulaient influencer le vote. Une primaire interne, pourquoi pas. Mais on ne va pas laisser voter des gens qui ne partagent pas nos convictions.»


Choisir naturellement un candidat

Pour Gérard Larcher, président du Sénat, ce qui serait souhaitable serait «un système de départage au-delà des frontières des partis pour choisir notre candidat». Ce qui était déjà le cas avec les primaires de 2016, où Jean-Frédéric Poisson (qui cette fois-ci partira en solo) était candidat pour le Parti Chrétien-Démocrate.

Le sénateur de Vendée, Bruno Retailleau, partisan d’une primaire ouverte, espère que le candidat soit désigné «avant l’été» 2021. Il stigmatise par ailleurs «une droite de l’entre-soi […] qui se distribuerait les derniers postes loin des militants, des sympathisants, alors que nous sommes à la veille de grandes batailles»

Pour le président des LR, Christian Jacob, opposé à la primaire dont il dit qu’elle a contribué à la défaite en 2017 (contrairement à quelqu’un comme François-Xavier Bellamy), qui souhaite que le président des Maires de France, François Baroin, soit candidat:

«Je ne désespère pas d’avoir un candidat qui s’impose naturellement»

Christian Jacob, président des Républicains

Faute de quoi il faudrait un système de départage. La priorité néanmoins, selon le chef de parti, est de travailler aux idées, et la question des primaires sera débattue après les régionales, au mois de mars 2021: «Rien ne serait pire que de griller les étapes […] au détriment du travail de fond, du débat d’idées et de la reconquête des territoires».

Une chose est sûre: une défaite des Républicains à la Présidentielle, la troisième de signe, précipiterait son explosion.

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