Une étudiante de 20 ans étranglée et violée pendant 3 heures chez elle par un étranger multirécidiviste non expulsable

Le 31 août 2020, à Angers, dans le Maine-et-Loire, une étudiante de 20 ans a vécu un véritable cauchemar, agressée et violée chez elle pendant 3 heures par un trentenaire, déjà condamné au moins six fois depuis 2018 pour 2018 pour vols avec effraction, outrages et rébellion, exhibitions et agressions sexuelles, dont celle d’une handicapée au CHU d’Angers.


Trois heures de maltraitance

Vers 19h30, un homme s’introduit dans le logement de l’étudiante, dans le centre-ville, alors qu’elle rentre de ses cours. S’en suit une véritable persécution, un long calvaire fait de menaces, de coups, d’étrangement, de violences sexuelles, de vêtements arrachés suivi d’un viol. Après avoir été abusée sexuellement, la jeune femme sera séquestrée dans son logement jusque vers 22h30, quand son agresseur ressort de chez elle comme si de rien n’était.

Une fois sortie de chez elle, la jeune femme, accompagnée d’une connaissance, va porter plainte à la police, révélant au passage un tatouage que porte le malfrat aux enquêteurs. Rapidement, il se trouve que l’ADN sur ses vêtements correspond à un individu figurant au Fichier judiciaire automatisé des auteurs d’infractions sexuelles et violentes.


Jamais expulsé

L’homme, Erjan I., est intercepté par la BAC dès le lendemain à 15h20 en train de marcher dans la ville, pour être aussitôt mis en examen pour viol et séquestration. Placé en détention provisoire, il faisait l’objet de deux interdictions du territoire national pendant 5 ans qui ont été prononcées à son encontre en 2018 et 2019.

Selon la préfecture d’Angers, né en 1987 en Yougoslavie, il circule sans papier officiel et se déclare de nationalité kosovarde, mais le Kosovo ne l’a pas reconnu. Idem pour la Macédoine et la Serbie. Le procureur d’Angers le déplore: « En l’absence de pays acceptant de l’accueillir, il n’a pas été possible de mettre à exécution la décision judiciaire. » Un vrai fantôme aux yeux de la Justice.

Commentant cette dernière information, le patron des sénateurs LR, Bruno Retailleau fait allusion à un autre fait divers, qui a eu à Nantes et s’est soldé par la mort d’une jeune fille.

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