Quand le Rap français à succès rime avec islamisme et hitlérisme décomplexés

Freeze Corleone, ce rappeur de 28 ans installé à Dakar qui a publié un album le 11 septembre 2020 intitulé « LMF – La Menace Fantôme » est visé depuis aujourd’hui par une enquête du Parquet de Paris pour «injures à caractère raciste» et «provocation à la haine raciale». En cause, les paroles de plusieurs de ses « chansons » et ses clips, repérées par la LICRA, où il pourfend les juifs, développe des théories conspirationnistes (sur le 11 septembre 2001 notamment) et loue le troisième Reich (codant « Heil Hitler » en HH dans le morceau « Sacrifice de Masse, part. 2 ») et le Mollah Omar, le leader des talibans au moment des attentats du World Trade Center. La LICRA et le gouvernement ont pointé des dizaines de passages qui tombent sous le coup de la Loi.
Ainsi, le ministre de la Justice Gérald Darmanin a appelé «Facebook et Twitter à ne pas diffuser ces immondices» (voir ci-dessous). La radio de service publique « Le Mouv » faisait encore la promotion de cet « artiste » hier. La principale radio de la musique urbaine Skyrock, a ce soir, annoncé cesser la diffusion des titres de Corleone.

Et le jeune homme, par ailleurs fervent procureur contre la « négrophobie » n’en est pas à son coup d’essai dans l’antisémitisme. Dès 2016, on entendait dans un de ses morceaux: « Rien à foutre de la Shoah » (Marianne, 17/09/2020)
Il est affligeant de devoir parler de pareils personnages, si ce n’est que la chanson qui porte l’album, « Freeze Raël » a atteint la deuxième place des charts en France, donc qu’elle répond à un intérêt, si ce n’est une fascination dans une partie de la jeunesse.
Le délégué interministériel à la lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la haine anti-LGBT (Dilcrah), Frédéric Potier, résume le tout :

« Quand j’entends les paroles de ce rappeur, un cocktail d’antisémitisme, de négationnisme et de complotisme, l’incitation à la haine me paraît assez caractérisée. Nous avons un devoir de vigilance, ce n’est d’ailleurs pas la première fois qu’on saisit la justice d’un chanteur de rap. »

Frédéric Potier, délégué interministériel à la Dilcrah

2 commentaires

  1. Gérald Darmanin n’est pas le ministre de la Justice, mais de l’Intérieur ! Quant au vrai ministre de la Justice, Dupont-Moretti, il y a des chances pour qu’il prenne la défense du rappeur, pauvre petit gars perdu dans une société cruelle !

  2. qu’est ce qui se trouve au dessous des immondices ? de la charogne, de la pourriture, le virus du corona, de la lèpre, de la peste bubonique, etc… voilà comment je qualifie le rapp et ce maudit rappeur.

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