Oui, le départ des députés face à une syndicaliste étudiante voilée était justifié

Hier matin, une audition de la commission de l’Assemblée Nationale «pour mesurer et prévenir les effets de la crise du Covid-19 sur les enfants et la jeunesse» a concentrée toutes les polémiques. Invitée par les parlementaires, la vice-présidente du syndicat de gauche, l’UNEF, Maryam Pougetoux, est apparait vêtue d’un hijab, un voile islamique.
Le premier des députés à réagir a été le LR Pierre-Henri Dumont, qui a invoqué un «rappel au règlement», en invoquant «avec regret» un «acte communautariste délibéré», contraire au «principe de laïcité auquel doit s’astreindre notre Assemblée».


Une députée LREM courageuse soutient ses collègues LR

La présidente LREM de la commission, Sandrine Mörch, lui a opposée une fin de non-recevoir, rappelant que le non-port de signes religieux ostensibles ne concernait que les députés présents dans le Palais-Bourbon (en l’article 8 de son règlement intérieur), et parlant même de « faux débat ».

Pierre-Henri Dumont et plusieurs autres députés LR ont alors quitté la salle des auditions, suivi par une députée LREM, Anne-Christine Lang qui en a fait de même, et s’en est expliquée dans un tweet au nom du féminisme (voir ci-dessous).

Du côté des indigénistes, pour Rokhaya Diallo on crie à la « chasse aux musulman.e.s (présumé.e.s) »
En mai 2018, la nomination de cette porte-parole voilée pour un des principaux syndicats étudiants avait déjà créé une polémique à l’époque. Elle se défendait en expliquant que « [s]on voile n’a aucune fonction politique. Je le porte par choix, par conviction religieuse, mais dans le respect de la loi. On lui donne une signification que moi-même je ne lui donne pas. » Quand au délégué du Conseil Français du Culte Musulman, Abdallah Zekri: « Les Républicains essayent de chasser sur les terres du Front national pour essayer de grapiller des voix » (BFMTV)

Enfin, pour l’essayiste Céline Pina, interrogé par LCI, il fallait partir :

Un commentaire

  1. si cette femme voilée se présentait devant ma porte, elle n’entrerait pas chez moi : elle se présente à la porte de la maison France que je partage avec des millions d’autres, je n »accepte pas que cette femme y mette les pieds, l’A.N c’est aussi ma maison.

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