Le moratoire sur la 5G, une belle entourloupe de Macron à la convention citoyenne sur le climat

En juin 2020, l’affiche était belle. Emmanuel Macron, la main sur le coeur, promettait devant les 150 citoyens tirés au sort pour la Convention citoyenne pour le climat de reprendre 146 – c’est-à-dire la quasi-totalité – des mesures qu’ils avaient co-construites avec plusieurs personnalités de gauche, notamment Thierry Pech, le directeur de Terra Nova.
Mais les promesses de Macron n’engagent souvent que ceux qui les écoutent. En effet, dans l’euphorie de ce grand moment de démocratie participative, le chef de l’Etat avait promis un moratoire sur le déploiement de la 5G « en attendant les résultats de l’évaluation de la 5G sur la santé et le climat« .
En lieu et place de quoi, quelques mois plus tard seulement, un rapport de l’inspection générale des finances (IGF), l’Inspection Générale des Affaires Sociales (Igas), du Conseil Général de l’Économie (CGE), du Conseil Général de l’Environnement et du Développement Durable (CGEDD) a opportunément bouclé le débat au moment où Emmanuel Macron partait en guerre, ce lundi 14 septembre, contre les écolos au « modèle amish », qui prônerait le « retour de la lampe à l’huile ».
D’impact environnemental il n’en eut jamais été question, la France étant un des pays où la 5G a le plus de retard. L’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) est censée rendre un rapport sur la dangerosité ou non de ces ondes en 3,4-3,8 GHz en 2021. Et les enchères pourra attribuer les fréquences commenceront à la fin du mois, le 29 septembre 2020.

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