Condamné à 30 ans de prison en décembre 2019, il est dehors en attente d’un nouveau procès

La troisième fois est la bonne. Willy Bardon est bientôt dehors, au terme de sa troisième demande de mise en liberté en moins d’un an. L’homme de 45 ans avait été condamné en décembre 2019 à trente ans de prison pour enlèvement, séquestration et viol, ADN à l’appui.
Faute d’éléments incontestables, il avait été acquitté du chef d’accusation de meurtre par étranglement puis combustion du corps de la jeune femme. A l’annonce du verdict, entouré d’une vingtaine de policiers équipés de gilets pare-balles, il avait ingéré un pesticide, ce qui lui valu un coma et d’un séjour en réanimation.

Sa victime, Elodie Kulik, banquière de 24 ans à Péronne, avait pu passer un coup de fil de 26 secondes aux pompiers dans la nuit du 10 au 11 janvier 2002, au moment de son enlèvement, dans lequel deux ou trois voix d’hommes apparaissaient à l’arrière-plan, dont celle de Willy Bardon (ce qu’il a reconnu lui-même). L’enquête, au fil du département de l’Aisne, fut chaotique et vu notamment Willy Bardon passer 16 mois de détention avant d’être placé sous bracelet électronique en 2014.

Ce vendredi, les juges de la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Douai ont décidés que l’individu devait sortir, ce dont se réjouit son avocat, maître Stéphane Daquo : « Une fois que l’instruction est terminée et dès lors que la personne présente des garanties de représentation suffisantes, on doit la remettre en liberté ». Qu’il ne tente pas de se suicider, par exemple?

A l’inverse pour le père d’Elodie, Jacky Kulik, dix-huit après la mise à mort de sa fille, « c’est un coup de massue, une épreuve de plus dans le calvaire terrible qu’il a vécu ».
Un nouveau procès devrait avoir lieu en juin 2021.

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