Allongement de la légalité de l’IVG de 12 à 14 semaines: un coup de force idéologique sans l’avis du CCNE

Avant même avoir pris l’avis du Comité consultatif national d’éthique (CCNE), l’Assemblée Nationale, sous l’impulsion de députés de gauche (Groupe EDS et anciens de LAREM), avec l’appui massif des parlementaires de la majorité (56 députés de LAREM ont voté pour, 12 contre et 6 se sont abstenus). Les LR ont tenté de supprimer cet amendement, sans succès (voir témoignage ci-dessous).
Le gouvernement, par la voix d’Olivier Véran, n’a pas donné d’intention précise.
Les députés ont donc voté ce soir l’allongement du délai légal de l’IVG de 12 à 14 semaines. C’était 10 semaines au moment où la Loi Vel a été adoptée en 1975. Le Conseil d’éthique n’a été saisi que mardi de ce sujet.
L’amendement a été adopté par 102 voix pour, et 65 voix contre.

De son côté, le Collège national des gynécologues-obstétriciens français regrette « [l’]indifférence des parlementaires à la réalité de gestes qu’ils ne connaissent pas ». Invité à réagir à ce texte, Israël Nisand, professeur de gynécologie au CHU de Strasbourg estime sur RMC « [qu’]On ne peut pas se satisfaire d’utiliser l’IVG comme contraception.

A 14 semaines, la calcification de l’embryon est bien engagée et pratiquer l’avortement oblige à employer une technique de destruction complète du petit corps en devenir, y compris du cerveau.

Ce nouveau coup de force des progressistes s’accompagne de la mise à mort de la clause de conscience pour les médecins et mes sages-femmes qui seront autorisés à effectuer ce geste.


Le député LR Julien Aubert a déclaré sur Facebook:

J’ai voté POUR l’amendement déposé par les Républicains visant à supprimer l’article de la proposition de loi sur l’allongement de 12 à 14 semaines de la période où l’on peut pratiquer une IVG est légal. En effet, à 14 semaines, on ne parle plus d’embryon mais de foetus : pour l’extraire, il faut briser le crâne calcifié, qui est trop gros pour passer l’utérus. Cet amendement a été rejeté. Je déplore qu’on vive à une époque où l’on glose à l’infini sur la maltraitance des cerfs à la courre mais où l’on peut voter ce genre de mesure qui concerne un futur être humain sans même consulter le comité national d’éthique et contre la volonté des gynécologues obstétriciens.

Julien Aubert, Facebook, 08/10/2020

Un commentaire

  1. La question est pourquoi les nationaux socialistes macronistes veulent tuer ces êtres humains. je pensais que la femme était l’égale de l’homme, qu’elles connaissaient parfaitement le fonctionnement de leur corps et de sa période de fécondité et qu’elle était une femme responsable de ses actes et de s’abstenir de vouloir avoir un orgasme tous les jours. Je pensais qu’elle savait dire non à un homme lorsqu’elle se trouvait a une période de procréation. Alors pourquoi y a t il en France plus de 200.000 avortements pas an? je ne savait ps que les femmes étaient si connes aujourd’hui.

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