Depuis 2017, LREM a rejeté 37 propositions de loi des Républicains contre le séparatisme

Alors que le Président Emmanuel Macron a fait un grand discours sur le séparatisme (renommé laïcité depuis), que la majorité monte sur ses grands chevaux en disant qu’ils agissent et les « islamistes radicaux » (comme si « islamiste » tout court les effrayaient déjà) « ne passeront pas ». La Droite attend que la majorité passe aux actes.

Dans les faits, à trente-sept reprises, les mesures proposées par les Républicains pour lutter contre l’islam totalitaire ont toutes été rejetées par le pouvoir macroniste. A l’Assemblée Nationale, Damien Abad a fustigé l’aveuglement de La république en marche sur ce sujet depuis le début du quinquennat (le Figaro, 20/10/2020), soulignant que la réponse de Macron, qui occulte la question de l’immigration, vide l’océan avec une petite cuillère.

  • Expulser les étrangers fichés pour radicalisation et terrorisme de notre territoire national ? Refusé !
  • Fermer (NB: définitivement) les 100 mosquées salafistes et les salles de prières radicalisées ? Refusé !
  • Expulser les imams radicalisés ? Refusé !
  • Garantir la rétention de sûreté pour les terroristes islamistes en sortie de prison ? Refusé !
  • Réduire l’immigration grâce à une restriction du regroupement familial, du droit d’asile et du droit du sol ? Refusé !
  • Interdire les listes communautaristes aux élections ? Refusé !
  • Rendre obligatoire les examens radiologiques osseux pour bénéficier du statut de ‘mineur non accompagné’ ? Refusé !
  • Mettre fin à l’attribution automatique d’une carte de résident valable 10 ans aux étrangers ? Refusé!
  • Interdire le retour des djihadistes sur le territoire national ? Refusé !
  • Interdire de tout emploi public les personnes radicalisées ? Refusé!

Un référendum

Sur tous ces sujets, seul le peuple peut trancher, c’est autre chose qu’un référendum sur l’isolation des bâtiments. C’est que détaille Eric Ciotti.

Pour ajouter à la liste des renoncements, le gouvernement ne comprend pas que les mères de familles voilées qui accompagnent les enfants dans les sorties scolaires représentent une délégation de service public (le Conseil d’Etat le nie) et peuplent l’espace mental des enfants et s’apparente à du prosélytisme. Le ministre de l’éducation Jean-Michel Blanquer s’est contenté de dire qu’il « ne l’encourageait pas » même si la Loi actuelle l’autorisait.


Quand l’ennemi de Macron, c’était ceux qui critiquent l’Islam

En novembre 2016, le candidat Macron donnait une interview à Mediapart durant laquelle la moustache de son directeur, Edwy Plenel auteur de « Pour les musulmans« , cachait à peine un large sourire tant lui convenait les propos du candidat qui condamnait le « laïcisme » et déplorait le fait de débattre de l’Islam après chaque attentat. Deux magnifiques pépites, ci-dessous:

Dans la dernière ligne droite de la Présidentielle, Emmanuel Macron avouait même ne pas vouloir adapter aux mutations du terrorisme islamique avec cette phrase sur RTL le 21 avril 2020:

« Moi, je ne fais pas de démagogie, Quand je parle d’utiliser ce qu’il se passe, ça c’est de la démagogie (…) moi je ne vais pas inventer un programme de lutte contre le terrorisme dans la nuit »

Emmanuel Macron, 21/04/2020

S’il avait voulu agir

Emmanuel Macron n’avait pas besoin d’imagination, il lui suffisait de piocher dans quelques-unes des mesures des Républicains pour agir. Mais ce n’est pas dans son idéologie.

S’il avait voulu agir, il aurait viré Roxana Maracineanu qui considérait il y a quelques semaines encore que la radicalisation dans le sport était de racontars, et qu’on pouvait y venir « comme on est », comme dans la pub Mc Do.
Le député LR Eric Diard l’écrit très bien:

Il n’aurait pas nommé Yassine Belattar, lui qui était main dans la main au CCIF au Conseil des villes. Il n’aurait pas écoeuré Gérard Collomb qui a claqué la porte et aurait tenté de le retenir. Il n’aurait pas nommé Christophe Castaner à l’Intérieur. Il réprimerait les manifestations de « sans-papiers » (clandestins) avec la même sévérité que celles des Gilets Jaunes. Enfin, et c’est le plus grave, s’il voulait agir, il n’aurai pas entamée sa campagne, en rallumant la flamme mortelle de la repentance en parlant de barbarie au sujet de la colonisation française. Si la France a été barbare, pourquoi autant d’algériens viennent-ils chaque année s’installer sur notre sol?

Laisser un commentaire