Gérald Darmanin: au lieu de 231 expulsions promises, on devra se contenter de 14!

Suite à la décapitation de Samuel Paty le 16 octobre 2020* pour avoir montré à ses élèves les caricatures de Mahomet dans un cours sur la liberté d’expression, Gérald Darmanin, Ministre de l’Intérieur, avait annoncé, sur un ton martial, le 18 octobre 2020 lors du Conseil de défense à l’Elysée, l’expulsion « dans les prochaines heures« , de 231 étrangers fichés pour radicalisation à caractère terroriste. Le 31 octobre 2020, le ministre n’est en capacité que d’annoncer… 14 étrangers expulsés au cours du dernier mois.


Un mensonge énorme

Les annonces et la communication se veulent déterminées et fortes et dans les faits, c’est presque le néant! Les préfets auraient dû s’activer pour les expulser à partir du fichier FSPRT (Fichier des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste). Monsieur Darmanin devrait le savoir, ce n’est pas en quelques heures que l’on peut expulser une personne radicalisée en France, alors pourquoi, une fois de plus, mentir aux français?


Où sont les 231 étrangers fichés pour radicalisation à caractère terroriste?

– 180 sont actuellement en prison (ils seront expulsés, seulement à leur sortie de prison)
– 51 sont actuellement en liberté


Les obstacles aux expulsions sont nombreuses

  1. La CEDH (Cour européenne des droits de l’Homme)
    C’est un obstacle majeur aux expulsions car on ne peut pas expulser quelqu’un qui risque d’être maltraité dans son pays d’origine. Julien Aubert faisait ce rappel à Emmanuel Macron dès octobre 2017

2. La notion d’urgence absolue
La notion « sauf en cas d’urgence absolue » figurant au premier alinéa de l’article L. 522-1 du Ceseda conformes à la Constitution, organise les règles de procédure en matière d’expulsion, y compris lorsqu’elle est prononcée pour atteinte à la sûreté de l’État ou à la sécurité publique. Elle prévoit notamment que l’étranger doit être « préalablement avisé » au moyen d’un bulletin de notification, valant convocation devant la commission d’expulsion (C. étrangers, art. R 522-4), puis être entendu par cette commission dont l’avis ne lie pas le ministre de l’intérieur.
Pendant ce temps, le temps passe et le risque terroriste augmente toujours

Combien faudra t-il de temps pour expulser les 231, ce n’est assurément pas quelques heures mais plutôt quelques mois voire plusieurs années.

3. La convention bilatérale
Certains pays refusent de signer une convention bilatérale permettant le rapatriement de leurs nationaux et ce, d’autant plus en cas de bi-nationalité

4. La crise sanitaire
Avec la crise sanitaire, un certains nombre de pays voient d’un très mauvais oeil l’arrivee de ces étrangers dans leur pays. N’est-ce pas le prétexte du moment???


Les autres voies pour expulser

Suppression des droits sociaux
C’est hélas impossible au nom de l’égalité sauf s’ils ont commis un acte criminel ou délictuel. Tant que nous sommes dans la présomption, rien n’est possible.

Création d’une loi sur la reconnaissance faciale
Au nom de la vie privée, c’est encore impossible aujourd’hui, les moyens sont de fait très limités.

On le voit bien, il faut des changements d’envergure pour pourvoir assurer l’expulsion de ceux qui détestent la France et prêchent sans haine. Il en va de la sécurité des français.

2 commentaires

  1. En cas de situation exceptionnelle, il devient vraiment URGENT, d’employer des moyens exceptionnels, surtout quand il s’agit de la sécurité de nos concitoyens.
    Car ne nous trompons pas, tous ces fichés S n’attendent qu’une chose, passer à l’acte le moment venu et tuer, voire décapiter à nouveau, des innocents, au nom de leur religion moyenâgeuse, dont nous ne voulons absolument pas.

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