Marseille: 30 clandestins kurdes restent en France en payant 2 agents préfectoraux marseillais corrompus

A Marseille, 9 personnes ont été mises en examen dans une vaste enquête pour «corruption active et passive, trafic d’influence actif et passif, aide à l’entrée et au séjour irrégulier d’un étranger en bande organisée et association de malfaiteurs».

Au centre des investigations, deux agents du guichet « asile » de la préfecture des Bouches-du-Rhône, un contractuel et un adjoint administratif, qui sont soupçonnés par la Justice d’avoir demandé à des dizaines de demandeurs d’asile de l’argent en échange de la « modification » de leurs dossiers « perdant » à leur avantage. Grâce à cette corruption, une trentaine de clandestins kurdes ont pu demeurer sur le territoire français.

Les deux fonctionnaires font partie des 4 individus qui ont été mis en détention provisoire. L’enquête, débutée sur dénonciation le 2 juillet 2020, se poursuit, sous l’égide de la Police des airs et des Frontières et de la Police Judiciaire. La Procureure de Marseille Dominique Laurens, de son côté, parle d’une « faille dans le système ».
Une expression qui n’est pas sans rappeler celle que Christophe Castaner a utilisée lors de la tuerie de la Préfecture de Paris par Mickaël Harpon en octobre 2019.

Laisser un commentaire