Une deuxième vague, peut-être pire que la première, et pas un lit de plus en réanimation!

La deuxième vague, aussi prévisible fusse t-elle, est, hélas, bel est bien là. Nous sommes, depuis le 27 octobre 2020, entrés dans un confinement nettement plus « light » que le premier si l’on peut parler de confinement, lorsque travailler, emmener les enfants à l’école, faire ses courses et se promener est autorisé. Un tel « confinement » permettra t-il de casser les chaînes de contamination de la Covid-19 comme ce fut le cas lors du premier confinement très strict? Rien n’est moins sûr…
Aujourd’hui, nous disposons de masques, même si comme disait Edouard Philippe en mars 2020, lorsque nous n’en avions pas : « Le port du masque, en population dans la rue, ça ne sert à rien ». désormais, c’est bien évidemment le taux d’occupation des lits de réanimation qui est scruté comme le lait sur le feu. Il traduit la capacité ou l’incapacité de l’hôpital à prendre en charge les patients les plus gravement atteints. Et, contrairement à l’Allemagne qui dispose de 20 000 lits de réanimation, en France, seuls 5.500 lits sont opérationnels (au lieu des 14.500 promis). Grâce au système D et au dévouement sans faille du personnel de santé, 8.000 lits furent finalement disponibles lors de la première vague. Au 2 novembre 2020, 73,6 % des lits disponibles en réanimation seraient ainsi occupés par les malades du Covid-19 auquel s’ajoute les patients souffrant d’autres pathologies.


La 1ère vague n’aura pas servie de leçon au gouvernement

Lors de la première vague, le nombre de lits en réanimation avait augmenté artificiellement, et cela dans l’urgence, au pied du mur. Ce n’est pas bien sûr pas le nombre de lits en tant que matériel qui est problématique, c’est le personnel qualifié qui n’est pas là! D’autant que cette deuxième vague sera d’autant plus difficile dans sa gestion car l’ensemble des régions est concernée. Lors de la première vague, il s’agissait, souvenons-nous, du Grand-Est, des Hauts de France et de la région parisienne et de ce fait des aides inter-régionales avaient été initiées. En mars 2020, 5 500 lits étaient immédiatement utilisables en réanimation, et quelques mois plus tard, rien n’a été anticipé, on compte toujours 5 500 lits en novembre 2020.

Certes, les matières premières sont là, même si on a appris récemment que la Norvège avait dû venir au secours de la France en livrant 1 millions de paires de gants pour les soignants dans le cadre du Mécanisme de protection civile de l’UE.

Certes, les tests sont là, mais une fois que le test se révèle positif (quelquefois après 10 jours d’attente) et que la personne n’est déjà plus contagieuse, il n’y a plus lieu de faire quoi que ce soit. Si par bonheur le résultat est obtenu le jour même ou le lendemain, et qu’il s’avère être positif, aucun hôtel n’a été prévu pour l’isolement et le patient rentre à son domicile où l’ensemble de sa famille sera fatalement contaminé.

Certes, les médecins généralistes et spécialistes sont là, mais les patients atteints de maladies chroniques ne se sont pas soignés pendant toute cette période et les conséquences du Covid-19 sont très dommageables et malheureusement déjà 35% des interventions chirurgicales ont dû être reportées, faute de lits de réanimation. Quelles seront les conséquences sur le long terme? Une augmentation de la mortalité pour d’autres pathologies, voilà le risque majeur!

Cette crise du Covid-19 est une crise sanitaire, économique et elle met le projecteur sur les failles du système de santé en France.

Un commentaire

  1. Le gouvernement francais est inescapable de gerer la crise sanitaire covid 19.est a est que faire ferme les petit commercant aux lieux de cette servi de la premiere vague pours etre pres pours la deuxieme vague covid 19.est ils non rien fait a par mentir et nous dire qu ils etait pres faut ils non sont menti
    Se qu ils faudrait faire ses se servir des hopitaux privet et reouvrir les lits ferme et reouvrir les hopitaux ferme et reambaucher les medecin et infirmier qui on Perdue Perdue leur travail et embaucher des medecin et infirmier disponible en France apres avoir fini les etude medecine .et faire appelle aux pays European si ils y a des infirmier et medecin avec experience et qui accepterai de travailler en France et Donner une meilleur reconnaissance de leur metier et un meilleur salaire
    En ce moments aucun repos disponible pours eux tous employee hospitalier

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