Expulser les fichés S pour radicalisation… si le juge le veut bien

Tout était prêt pour l’expulsion de ce syrien d’une vingtaine d’années fiché SPRT (signalement pour la radicalisation à caractère terroriste) et mis en examen depuis 2017 pour « financement du terrorisme ».

Depuis le 3 novembre 2020, le jeune homme était détenu au centre de rétention administrative de Lesquin, à 1 kilomètre de l’aéroport de Lille. Son passage devant le Juge des Libertés et de la Détention, deux jours plus tard, a soulevé un point de droit qui a prolongé son séjour sur notre territoire. Cet irrégulier avait effectué une demande d’asile qui n’avait pas épuisé tous les recours administratifs, en l’occurrence auprès de la Cour Nationale du Droit d’Asile (CNDA), située à Montreuil et a statué comme suit :

« L’arrêté d’expulsion pris à son encontre a été annulé par le tribunal administratif en raison de sa qualité de demandeur d’asile

Le juge des Libertés et de la Détention, cité par La Voix du Nord

Le parquet n’a pas fait appel de cette décision. Et voilà le Syrien astreint à un contrôle judiciaire en attendant de pouvoir, un jour, le mettre dans un avion pour Damas ou Alep, à moins qu’il ne s’oppose à effectuer un test Covid bien évidemment ou qu’il y ait un souci de procédure ou d’interprète comme cela arrive parfois…

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