Un « désoeuvré » de 18 ans surarmé et décidé à s’en prendre aux policiers arrêté, il ressort libre

Jeudi 12 novembre 2020 matin peu avant neuf heures, à Lunéville, en Meurthe-et-Moselle, un homme a sollicité la police pour une agression dont il avait été victime à proximité du Lycée Boutet de Monvel. Rendu sur place, les policiers interpelle le suspect de l’agression, un jeune homme de 18 ans sur le trottoir dont le sac contait une machette, un couteau d’assaut ainsi qu’un fusil à canon scié chargé (Actu17.fr).

En garde à vue, le jeune homme indique qu’il souhaitait attirer les fonctionnaires pour dérober leurs armes de service pour les revendre. Mais à l’intérieur e son téléphone, le contenu de certains SMS traduisent une réalité toute autre : Il a envoyé à deux de ses contacts, des adolescents de 16 ans, des messages plus ou moins explicites de son désir de tuer des officiers de police. Un des deux jeunes a d’ailleurs mis en examen pour non-dénonciation de crime, l’autre a été mis hors de cause.

De toutes les charges amassées contre le suspect, seul le « transport et port d’arme de catégorie B et D » a été retenu contre le jeune de 18 ans. Le juge d’instruction a décidé de le placer sous le statut de « témoin assisté » et non de le mettre en examen. Les deux ont été laissés libres.

Les policiers ne décolèrent pas après cette décision basé sur un raisonnement lunaire. Sous prétexte que ce jeune homme joue à des jeux vidéos violents et au AirSoft, sa responsabilité pénale serait atténuée.

« [Le syndicat] dénonce l’attitude méprisante à l’égard des forces de l’ordre de certains magistrats et l’évidente complaisante dont ils font preuve pour les auteurs d’agressions à l’encontre des forces de l’ordre ».

Le syndicat Unité SGP Police FO

Le procureur de la République a fait appel de ces deux décisions et réclamé le placement en détention provisoire du jeune homme de 18 ans.

Image d’illustration.

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