Darmanin et les migrants place de la République: gros virage à gauche

Il est midi, heure maximale qu’a donné Gérald Darmanin au Préfet de Police de Paris, Monsieur Lalleman, pour lui transmettre un rapport circonstancié sur l’intervention musclée des forces de l’ordre qui a eu lieu hier soir Place de la République. Une heure à peine aura suffi à la police pour démanteler un campement illicite de migrants installé par provocation Place de la République. Eric Ciotti, député des Alpes Maritimes, a qualifié de « lâche », la décision de Monsieur Darmanin.



Un campement place de la République crée plus de buzz qu’à Saint Denis

Depuis le 17 novembre 2020, date de l’arrestation d’une centaine de migrants à Saint Denis, la majeure partie d’entre eux avait été transférée dans des hébergements d’urgence mais 1 000 migrants environ (soit le quart) était bel et bien resté à la rue. A cette occasion, l’usage des lacrymogènes et des matraques était la règle.

Ce manque de « douceur » dans l’action des forces de l’ordre s’est renouvelé hier soir Place de La République et, grâce à ce lieu hautement symbolique, le retentissement dans les médias ne s’est pas fait attendre. En effet, hier soir, on a pu voir 500 tentes se déplier rapidement et apercevoir des centaines de migrants Afghans cherchant un peu de sécurité. Cette sécurité fut de très courte durée car la police a appliquer les mêmes méthodes qu’à Saint Denis, mais cette fois-ci, en plein centre de la capitale, sous le feu des projecteurs. Lacrymogènes, grenades, violence. L’IGPN mène l’enquête.
Aussitôt toute la gauche a vivement réagi, que ce soit l’adjoint à la Mairie de Paris chargé de l’accueil des réfugiés, Ian Brossat, ou encore Yannick Jadot (EELV) mais aussi Marlène Schiappa, Emmanuelle Wargon, et plus particulièrement encore Eric coquerel (LFI) présent sur place au moment des faits.

Cette après-midi, Gérald Darmanin a tweeté rapidement : dans 48 heures nous connaîtrons publiquement les conclusions de l’IGPN :

Le fond du problème : l’immigration

La décision de Gérald Darmanin, c’est en réaction à une suspicion de violence de la part des forces de police. Par contre, les associations, les passeurs de migrants, eux, auraient tous les droits, jusqu’à celui de s’installer Place de la République au lieu de procéder, comme tout le monde, à des demandes d’hébergements d’urgence ou non en bonne et dûe forme.

Gérald Darmanin, face à l’échec de la reconduite des étrangers en situation irrégulière, préfère se concentrer sur le bien-être des migrants alors que ces migrants sont bien loin de provenir de pays en guerre comme le pense également G-W Goldanel.

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