(Vidéos) La mission parlementaire sur la gestion du covid-19 pointe un « pilotage défaillant » de l’État

Six mois d’enquête, c’est le temps nécessaire qu’il a fallu pour obtenir les résultats de la mission parlementaire sur « l’impact, la gestion et les conséquences du Covid-19 ».

Le député Julien Aubert, invité sur BFMTV ce matin, met en lumière une mortalité 5 fois plus faible en Allemagne qu’en France, les chiffres sont là!

Les conclusions du rapport présenté par Éric Ciotti, rapporteur de la commission dénoncent un manque d’anticipation, des “lourdeurs administratives” ou encore une “sous-estimation du risque”. Chose parfaitement prévisible, Julien Borowczyk, député LREM et Président de cette Commission conteste l’objectivité et la partialité du rapport et de fait, les députés LREM se sont abstenus de vote.

Le président des députés LR, Damien Abad s’en défend et affirme que 29 propositions sont prêtes pour que cette crise ne soit qu’un lointain souvenir :


Une impréparation flagrante

Après 130 heures d’audition et plus de 50 auditions, c’est indéniable, les conclusions du rapport sont accablantes. En décembre 2019, il était encore temps de se préparer (Macron était alerté dès cette époque), même dans l’urgence car, suites aux informations relatives à l’apparition d’un nouveau virus transmises au plus haut sommet de l’Etat, la Ministre de la Santé pouvait encore constituer un stock de masques, de tests et de respirateurs. Mais, personne n’a rien fait pensant que le virus resterait en Chine! Evidemment, si l’on écoute la Ministre de la Santé de l’époque, « on était prêt » :

« La France est prête à faire face à l’épidémie de coronavirus »

Agnès Buzyn – Janvier 2020

Agnès Buzyn, n’a décidément rien à se reprocher :

Je pense que j’étais la première à voir ce qu’il se passait en Chine… Le 11 janvier, j’ai envoyé un message au président sur la situation. Le 30 janvier, j’ai averti Édouard Philippe que les élections ne pourraient sans doute pas se tenir. Je rongeais mon frein ».

Si gouverner, c’est prévoir, Emmanuel Macron et son équipe ont tout fait sauf gouverner!


Des incohérences pendant toute la durée de la crise

Emmanuel Macron a choisi lui-même un Conseil scientifique pour faire systématiquement le contraire de ce qu’il lui préconisait. Quand le Conseil scientifique incite à annuler les deux tours des élections municipales, Emmanuel Macron maintient le 1er tour des élections. Quand le Conseil scientifique préconise un retour à l’école en septembre, Emmanuel Macron fait reprendre un partie des élèves en mai (avec 4m2 autour de lui).

Une constante par contre, c’est la stabilité des incohérences : fermeture des restaurants et en même temps bureaux électoraux ouverts, fermetures des remontées mécaniques et en même temps maintien des transports en commun, port du masque obligatoire dans une ruelle et en même temps port du masque non obligatoire sur les Champs Elysées.


L’inflexibilité de l’administration

Prisonnière de son administration et de ses normes, La France commande de moins en moins de masques au fil des années pour des raisons économiques car le stock coûte cher et doit être renouvelé. Or, quand on découvre des millions de masque, que fait la France? Elle les brûle car « pas aux normes » et elle paie des études et des contre études pour savoir si c’est utilisable ou non…C’est invraisemblable! De la même manière, on perd du temps dans le déploiement des tests PCR, en premier lieu réalisés uniquement à l’hôpital alors que les laboratoires et les vétérinaires sont prêts, il aura fallu attendre des semaines pour les y autoriser. La vente des masques, un temps interdit à la vente en pharmacie puis soudainement autorisé…


Une crise qui amplifie le dysfonctionnement de l’hôpital

Le confinement et déconfinement aura et est uniquement dicté par le taux de saturation des services de réanimation et par rien d’autre. Car, le réel maillon faible, c’est le nombre de lits de réanimation. La France possède 5 fois moins de lits de réanimation que l’Allemagne (5000 contre 25 000) pour une population quasi équivalente. Et pourtant, le budget de fonctionnement est 2 fois inférieur en Allemagne.

La France se rattrapera t-elle sur la distribution des vaccins tant attendus. Rien n’est moins sûr : les patients âgés des EHPAD, laissés pour compte comme des pestiférés, seront les cobayes à bas prix de l’industrie pharmaceutiques dans les prochaines semaines.

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