La première note de Bayrou en tant que Commissaire au Plan se fait démonter par le CESE

La première des dizaines de notes sur « les grands enjeux de la France » prévues remises par le flambant neuf « Haut-Commissariat au Plan » présidé par François Bayrou vient d’être étrillé par le Conseil Economique, social et environnemental (CESE), organisme qui est censé représenter la société civile auprès du gouvernement.


Manque de clarté, manque de hauteur de vue, tout y passe…

Le 22 septembre 2020, c’était pourtant en toute confiance que l’élu béarnais venait devant les membres du CESE détailler sa méthode de travail. Mercredi, ce sera forcément moins souriant que François Bayrou devra justifier non plus de sa méthode de travail, mais du travail de son organisme.

En effet, le CESE multiplie, dans une note de 7 pages reproduite par Le Parisien, le relevé d’erreurs de diagnostic du Haut-Commissariat : « mettre sur un même plan manifestations et actes de terrorisme », et la faiblesse voire l’impasse dans l’analyse de sujets comme la précarité, la pauvreté, l’environnement, la culture, l’éducation populaire. Enfin, pour enfoncer le clou, le CESE recommande à l’institution nouvelle de « faire une distinction plus claire entre ce qui relève de l’action à court terme pour faire face à la pandémie et ce qui relève de la stratégie à long terme ».


Bon sang, mais à quoi sert François Bayrou?

Le CESE, par la voix du docteur Michel Chassang, a indiqué à la Presse que cette note était « susceptible d’évoluer » selon ces recommandations. Un conseil gratuit pour celui qui exerce ce poste de prestige à titre bénévole? Ou alors une manière polie de dire que le travail aurait été mieux fait par eux-même? A suivre…

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