Au sein de l’OTAN, les États-Unis lâchent la Turquie

C’est lors d’une visioconférence des 30 ministres des Affaires étrangères de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN) que Mike Pompeo, le secrétaire d’Etat américain, a sonné la charge contre l’attitude de la Turquie dans les derniers mois.
Selon les personnes présentes, le ministre américain a dénoncé ses « manquements » aux règles de l’OTAN et sa « politique du fait accompli » du gouvernement turc. Il vise le conflit au Nagorny Karabakh où il a appuyé une aide syrienne, ou son achat à la Russie de batteries de missiles anti-aérien S400 l’année dernière avec la Russie.
Cet achat entrainera, des sanctions économiques de la part de Washington, dès le début de l’année prochaine. C’est un changement à 180° du discours officiel Outre-Atlantique.


Pour la première fois, la Turquie est un problème

« La Turquie est enfin perçue comme un problème pour l’Alliance, ce qui été nié jusqu’à présent, et il va falloir le régler », selon un des responsables de l’OTAN. Cependant, la Turquie peut encore compter sur la passivité de certains pays, comme la Pologne et surtout l’Allemagne dans tous ces dossiers – Allemagne dont la communauté turque est très importante (Plus de 4 millions de personnes). En conséquence de quoi, les « sanctions économiques sectorielles » qui sont au menu de la prochaine réunion de la Commission Européenne sur ce problème risque bien, de nouveau, de tomber à l’eau. Et pendant ce temps, le nouveau sultan Erdogan continue de tisser sa toile…

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