Le mot « islamisme » discrètement expurgé de la loi contre les séparatismes

Tout ça pour ça! Le texte claironné par Emmanuel Macron depuis 11 mois sur le séparatisme musulman se résume finalement à quelques mesures symboliques, comme faire rentrer la polygamie dans les critères empêchant la régularisation des clandestins.
Un amendement de la majorité est dans les tuyaux pour interdire le port du voile des toutes petites filles (NB: on parle d’enfant de deux ans qui ne savent même pas encore parler).

Ce projet de loi, initialement appelé «Loi contre l’islam radical et le séparatisme», a été ramolli par le long avis du Conseil d’Etat, et s’intitule désormais «Loi confortant le respect des principes de la République», et il comporte 4 titres et 54 articles.


« Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur du monde »

Mais surtout, le mot « islamisme » a été évacué de cette rédaction laborieuse et chaotique. Car l’islamisme n’est pas une religion et que c’est surtout l’opinion des musulmans (en France et à l’étranger) que l’on a cherché à ne pas choquer. On est loin du livre-programme de François Fillon contre le « terrorisme islamique » lors de la campagne présidentielle de 2017. Ce que n’a pas manqué de pointer le député Eric Ciotti, et de nombreux élus de droite, aujourd’hui. Et n’oublions pas que sous Macron, l’immigration musulmane venu d’Outre-Méditerranée a continuer à se développer avec 132.000 demandes d’asile en 2019.

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