La note de l’Aide Médicale d’État dépasse désormais le milliard d’euros

Depuis cette année, la somme allouée à l’Aide médicale d’État (AME) se chiffre à 1 milliard 61 millions d’euros. Ce dispositif, créé en 1999 par les socialistes Bernard Kouchner et Martine Aubry permet aux clandestins et aux couples aux revenus inférieurs à revenus inférieurs à 1.080 euros par mois du monde entier de se soigner aux frais des français. Le profil type de ces clandestins est un un homme de 30 à 34 ans, selon Les Echos en 2015.

Depuis quinze ans, le nombre de bénéficiaires de l’AME a doublé, s’établissant à 334.546 individus au 31 décembre 2019. Rien qu’entre 2012 et 2019, cette accélération s’est montée à 32 %. Par rapport à 12018, il y a 5% de personnes qui ont obtenu cette aide dans la Caisse Primaire d’Assurance Maladie. C’est à cette époque que le Sénat, de majorité de droite, avait proposé de baisser les recettes de cette AME de 300 millions d’euros.

Pour Gilles Le Gendre, on est presque dans le domaine du religieux: « L’AME est sacré ». Du côté de la gauche, on joue au plus fin sur ce qui est urgent et ce qui ne l’est pas en invoquant le « continuum de parcours de soins » et l’expression « tourisme médical » est un vrai repoussoir pour les associations pro-migrants.

Même Didier Leschi, le directeur de l‘Office français pour l’immigration et l’intégration le concède:

« Cette couverture santé prend en charge gratuitement bien plus que les situations d’urgence. Elle donne accès à un premier panier de soins quasi équivalent à celui des résidents. À peu de chose près : sont seulement exclues de ce panier les cures et la procréation médicalement assistée. »

Didier Leschi, le directeur de l‘Office français pour l’immigration et l’intégration

Et pour ce qui est des contrôles sur ces aides, le flou règne, selon l’essayiste Jean-Paul Gourévitch: «Il y a moins de 200 personnes affectées au contrôle de l’AME, soit une pour 1.750 personnes» (Sputnik, 08/12/2020).
Une folle hypocrisie qui doit absolument se terminer avec la suppression de ce dispositif pour se consacrer à des cas d’urgence, uniquement.

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