L’Assemblée Nationale rejette la carte vitale biométrique: outil anti-fraude sociale

Avec la carte biométrique, l’empreinte digitale aurait permis de vérifier l’identité de la personne de manière systématique. Avec cette technologie, fini les doutes entre la photo (quand il y en a une) et la personne en face de vous!
Cette proposition, soumise par les LR au Sénat sous la houlette de Philippe Mouiller, fut rejetée en masse le 3 décembre dernier à l’Assemblée Nationale. La carte vitale biométrique, d’ores et déjà en place dans d’autres Pays Européens, lutte en temps réel contre la fraude sociale, estimée entre 5 à 10 milliards d’euros par an. Usant d’arguments fallacieux, Emmanuel Macron et ses députés ne doutent toujours de rien !


120 millions d’euros pour déployer la carte vitale biométrique contre 5 Milliards par an de fraudes

D’une part, les députés « anti-carte vitale biométrique » évoquent l’attente de l’autorisation de la CNIL, la même CNIL qui a mis des mois avant de valider le dernier flop en date : StopCovid!
D’autre part, le coût du déploiement a été un argument mis en avant pour refuser le contrôle des fraudes. Il s’agirait d’investir 120 Millions d’euros pour fournir à chaque français la nouvelle carte vitale biométrique.

Qu’est-ce au regard des 500 milliards d’euros dépensés en aides pour la gestion de la crise du Covid-19 ? D’après les députés LREM, l’expérimentation d’une « application carte Vitale » (ApCV), c’est à dire une e-carte vitale, réalisée en ce moment même dans les Alpes Maritimes et le Rhône devrait se généraliser l’année prochaine. Mais, ne rêvons pas, sur cette application pas d’empreinte digitale, donc, elle demeure toujours falsifiable.

Enfin, concernant la vie privée qui ne serait pas garantie, en quoi la vie privée des fraudeurs est-elle importante? C’est plutôt leur argent qui l’est.



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