Docteur Maurice Berger: la prison est la seule efficace pour mettre une « butée » aux mineurs les plus violents

Le pédopsychiatre Maurice Berger explique dans les colonnes du Figaro que les jeunes qui se livrent à la violence en groupe (En France, il y a une agression toutes les 2 minutes, un vol avec violence toutes les 8 minutes et un policier ou gendarme agressé toutes les 15 minutes) ont besoin d’avoir la certitude d’avoir une punition immédiate pour avoir la chance de pouvoir sortir de leurs stéréotypes de violence.


Des actes impunis ou insuffisamment punis

Concernant ceux qui se livrent à une violence extrême, comme dans le cas de Yuryi, il s’agit pour la plupart d’enfants qui ont connu la violence dans leur cadre familial, et qui la renvoie en boomerang vers la société extérieure, vue comme une menace: « De tels auteurs n’ont aucune empathie pour leur victime, car ils n’en ont pas reçu de la part de leur entourage ». De plus, les mineurs savent qu’à part en cas de braquage, il pourront passer de multiples fois devant le juge sans risquer plus qu’un centre éducatif (ouverts ou fermés), ce qui n’est que la première marche vers la Prison.

«La certitude d’une punition, même modérée, fera toujours plus d’impression que la crainte d’une peine terrible si à cette peine se mêle l’espoir d’impunité»

Cesare Beccaria, juriste italien du XVIIIème siècle

Abaisser l’âge de la majorité pénale

Il faut faire l’inverse de la loi Belloubet de 2019 qui prône des alternatives aberrantes à l’enfermement, à savoir « la primauté de l’éducatif sur le répressif, l’atténuation de la responsabilité pénale ».

Sachant que 41 % des mineurs délinquants ont entre 13 et 15 ans, Maurice Berger préconise d’abaisser l’âge de responsabilité pénale à 14 ou 15 ans.

Il rappelle qu’aux Pays-Bas, les prisons sont vides car la chaîne pénale fonctionne de manière implacable (notre article).

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