Luc Ferry: C’est Mai 68 qui a donné à l’inceste et la pédophilie ses « lettres de noblesse »

La philosophe et ancien ministre de l’éducation Luc Ferry rappelle dans Le Figaro ces jours-ci que la pédophilie – ou pédérastie pour ce qui est des rapports homosexuels – a eu quelques procureurs dans le passé, comme dans la Grèce Antique et jusqu’à Platon, mais que depuis, le « sens de l’histoire » pour reprendre une expression chère à la gauche, l’avait évacuée. Evacué, jusqu’à ce que « la pensée 68 », du nom de son livre de 1985 co-écrit avec Alain Renaut, incarné dans le slogan « Jouir sans entraves » ne la remette au goût du jour.

Ainsi, dans un ouvrage de 1976 intitulé Co-ire, agrémenté de photos d’enfants nus, René Schérer et Guy Hocquenghem écrivent-ils :

« Nous posons en principe, écrivait-il, que la relation pédagogique est essentiellement perverse, non parce qu’elle s’accompagnerait des rapports pédérastiques entre maîtres et élèves, mais précisément parce qu’elle les dénie et les exclut. »

René Schérer et Guy Hocquenghem, dans Co-ire, 1976.

Des pétitions en pagaille

Tous ces lettrés de Saint-Germain des Prés qui régnaient en maître dans les Universités parisiennes ont développé un renversement où les adultes avaient comme rôle d’éveiller les enfants à la sexualité.

A partir de 1977, suite à l’Affaire de Versailles impliquant 3 hommes convaincus d’attentats à la pudeur sans violence sur mineurs de 15 ans, la Gauche fait bloc à travers une série de pétitions publiées dans Le Monde et dans Libération. Elles impliquent toute une série d’intellectuels de premier plan, allant de Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir à Louis Aragon, d’André Glucksmann à Gilles Deleuze, de Roland Barthes à Francis Ponge.

Et jusqu’à cette époque, comme en témoigne Luc Ferry, aller contre cette idée délirante pouvait vous valoir des menaces physiques:

« Pendant près d’un an, je n’ai pas pu faire une conférence en public, pas même à l’École normale rue d’Ulm (…), parce que des disciples de Foucault nous attendaient (…) avec des battes de base-ball! »

Luc Ferry, dans Le Figaro

Le cas Gabriel Matzneff

Chacun se souvient, d’ailleurs, lors de l’émission Apostrophes en mars 1990 où apparaissait l’écrivain Gabriel Matzneff, que personne ne trouvait à redire à ses fantasmes à part Denise Bombardier, qui hasard ou non, portait un regard nord-américain sur le conformisme du microcosme littéraire parisien.

Sur ce même sujet, écouter: Michel Onfray pulvérise mai 68

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