Ces faux mineurs d’afrique du Nord qui surpeuplent les prisons pour mineurs

Les mineurs non accompagnés* (MNA) qu’il faudrait plutôt appelés « mijeurs » (NDLR: contraction de majeurs et de mineurs) ne font pas qu’empoisonner la vie des français, mais ils sème aussi le chaos dans les centres ou les quartiers spécialisés des centrales où ils sont enfermés, comme le relevée la dernière enquête du Figaro (Lien payant).
Depuis le début de l’année, on compte 750 mineurs détenus, dont 80% en détention provisoire. Plusieurs prisons ont dépassés depuis plusieurs semaines leurs capacités d’accueil dans leurs quartiers décidés.

Dans les centres pénitentiaires pour mineurs, on dénombrerait entre 30 et 50% de ces mineurs spécifiques. Ils viennent pour une écrasante majorité d’entre eux d’Afrique du Nord – Le Maroc étant premier pourvoyeur – mais on trouve aussi quelques ressortissants des pays de l’Est (voir notre dossier à ce sujet).

On trouve ces « mijeurs » dans les régions les plus peuplées, notamment les agglomérations de Marseille, Lyon, Paris, Bordeaux, et Toulouse.


Des « mineurs » dont la barbe pousse en 12 heures

Parmi ces soi-disant mineurs, 4 sur 5 d’entre eux seraient des majeurs, selon Mathieu Vasseur, secrétaire général de l’Unsa-UFAP pour l’Etablissement pénitentiaire pour mineurs de Lavaur (Tarn). Le ressort est bien connu, est de savoir que les peines sont divisées en moyenne par deux quand on se présente comme un mineur devant la justice et que les contrôles (1500€ le test) sont rarement demandés par la Justice.

« Beaucoup finissent par nous avouer leur âge mais ne l’écriront jamais et refuseront de se soumettre aux tests osseux« 

Mathieu Vasseur, secrétaire général de l’Unsa-UFAP à la prison de Lavaur, Le Figaro, 04/02/2021

L’intimidation comme mode d’expression

En prison, la situation ordinaire est celle de la violence verbale ou physique, de la drogue et du racket des plus âgés et des plus costauds sur les plus jeunes. C’est ainsi qu’entre Noël et le Nouvel and, à Lavaur, un mineur a été tabassé par deux autres pour avoir refusé de faire entrer des médicaments via les familles au parloir. Et, ne parlant pas le français, ces détenus ne s’intègrent pas au reste du groupe des autres.
Pour compléter ce tableau très sombre, la situation est à l’avenant dans les différents foyers de la Protection judiciaire de la jeunesse (établissements de placement éducatif (EPE) et centres éducatifs fermés (CEF).

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