Le martyr de Christian Lantenois, le photographe de l’Union-L’Ardennais, samedi 27 février 2021 à Reims, a duré 57 secondes. C’est le temps pendant lequel le sexagénaire a été frappé avant de pouvoir réintégrer son véhicule, menacé par des coups de bâton, puis frappé à coups de poings et d’appareil photo par un individu déterminé. L’homme a, selon le procureur de Reims, Matthieu Bourrette, semblé gêner des jeunes racailles qui souhaitaient en découdre entre elles. C’est parce qu’il était journaliste qu’il a été la cible d’une violence inouïe.
Le laxisme judiciaire en toute splendeur
Le principal suspect de l’agression a été interpellé dans la rue puis présenté à la Justice. Le procureur le présente comme quelqu’un de «passablement énervé». Il a décidé de garder le silence le temps de sa garde à vue. Et ce n’est pas un inconnu de la Justice, puisqu’il s’agit d’un algérien de 21 ans, Anes Saïd K. déjà condamné huit fois entre 2018 et 2019 (vols avec effraction, trafic de stupéfiants et violences en réunion).
Pour ces faits, il a écopé d’un seul « travail d’intérêt général » qu’il n’a pas respecté et a effectué… 1 mois de prison! De plus, il était depuis 3 ans à Reims en situation illégale sur le territoire, même s’il disposait d’un titre de séjour en Espagne. Il devrait être mis en examen pour «tentative de meurtre aggravée». Matthieu Bourrette précise que le fait qu’il soit journaliste n’est pas une circonstance aggravante.
Toujours placé dans un coma artificiel, le pronostic vital du journaliste est toujours engagé et il est soigné au CHU de Reims. Il souffre d’une hémorragie cérébrale et d’un traumatisme crânien très sévère.





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