Les césars 2021: quand cinéma rime avec caca

On pensait avoir touché le fond avec la maîtresse de cérémonie Florence Foresti à la Cérémonie des Césars de 2020 lors de laquelle les remettants, à l’image de Jean-Pierre Daroussin, allaient jusqu’à ne pas prononcer le nom de Roman Polanski. C’était ignorer la « ressource » du cinéma français! A un concours lacrymal l’année dernière autour de la culture du viol et de compter les noirs dans le public, s’est ajouté un discours scatologique à cette cuvée.

Dans une édition dont le grand vainqueur avait un nom prédestiné avec « Adieu les cons » (qui empocha 7 Césars), les élucubrations de comptoirs de la troupe du Splendid paraissaient raffinées en comparaison des blagues d’écolier de Marina Fois.

On a ainsi vu Nathalie Baye se faire traiter de « mère de » en faisant semblant d’y voir un trait d’esprit ou encore Marina Fois ouvrant la cérémonie en ramassant une crotte. Etait-ce pour signifier au gouvernement que le cinéma français n’en était réduit qu’à cela?


Vulgaire et glamour, même combat

Imitant Albert Dupontel, coutumier du fait, la Ministre de la Culture Roselyne Bachelot ne s’est pas déplacée. Elle s’est ainsi épargnée la litanie de phrases de meeting d’une profession surprotégée sans compter les allusions à la loi de sécurité globale qui étaient sensées lui gâcher sa soirée. Elle a ainsi pas jugé bon de devoir se prêter à cette (très) mauvaise comédie.

De comédie il en fut question quand Jean-Pascal Zadi (César du meilleur espoir masculin) honorait le violeur Adama Traoré ou Vincent Devienne citant Adolf Hitler. Cela vous donne le ton de ces 3 heures où il fut beaucoup question d’égo, mais nullement de cinéma. Mais le pompon de la soirée, fut l’affreuse parodie de Catherine Deneuve dans Peau d’Ane interprété par une Corinne Masiero portant des tampons hygiéniques en guise de boucle d’oreilles. Elle n’a rien trouvé de mieux que de se mettre à poil, exhibant un corps parsemé de messages politiques comme argumentaire pour défendre la culture.

Les hommages aux scénaristes disparus cette année (Jean-Claude Carrière) et l’année dernière (Jean-Loup Dabadie) donnaient par contraste un vraie nostalgie du cinéma d leur époque qui n’était pas fait que de conformisme et de politiquement correct. Si l’Olympia donnait déjà vide pour cause de Covid, seuls 1,6 millions de téléspectateurs sont assisté à ce naufrage.

Un commentaire

  1. C’est la lie de l’humanité, Pétrone voit son Satiricon dépassé largement et si le peuple télévisuel se détourne, c’est un bien pour l’humanité. Je n’ai pas volontairement de télévision, je n’achète aucun de ces journaux people qui déversent sur papier les horreurs d’un certain milieu, affligeantes, dégradantes érigées en beauté, art de vivre, culture. Ne demandez pas au peuple qui peine à vivre de se repaître de cette boue.

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