Trois ONG suspectées de complicité avec des passeurs en Méditerranée

Une connexion criminelle. C’est en tous cas le verdict que livre une enquête très fouillée (651 pages) du procureur Maurizio Agnello à Trapani (Italie) sur plusieurs années éclairant les liens très étroits qui existent entre trois ONG de sauvetage de migrants en mer et des passeurs, et dont Le Temps a rendu compte il y a quelques jours.

Parmi les techniques utilisées pour synchroniser les embarcations de clandestins et leur récupération en mer, il y a des messageries privées, où l’on échange des coordonnées GPS mais aussi des coups de fils directs, depuis la Lybie par exemple. Parfois même les passeur viennent directement en mer à la rencontre des humanitaires, comme cela est attesté par une vidéo récupérée par la police en octobre 2017, et disparaissent dans la nature une fois le bateau arrivé en Europe sans être inquiétés.


De 4 mois à 20 ans de prison encourus

Les trois organismes incriminés sont Jugend Rettet, avec le bateau Luventa, Save the children, et leur bateau Vos Hestia, et enfin Médecins sans frontières, via le Vos Prudence. Sont concernés une vingtaine des personnes de nationalité italienne, française, allemande, espagnole, belge ou britannique. Ils risque théoriquement jusqu’à 20 ans de prison. Tous nient les faits et s’abritent derrière le sauvetage de vues humaines pour se couvrir de ces charges (81.00 revendiquées grâce à six bateaux).

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