La suppression de l’ENA: la fin de la méritocratie!

L’idée de supprimer l’ENA avait déjà été évoquée lors de la crise des gilets jaunes en 2019. Avec la nouvelle crise, cette fois-ci sanitaire, cette proposition refait surface.

Emmanuel Macron a annoncé ce jour la suppression de L’Ecole Nationale d’Administration (ENA). Elle sera remplacée par l’Institut du Service Public (ISP). Ne vous y trompez pas, cet acte politique très marqué à gauche n’est qu’un jeu de bonneteau: on change les lettres et on recommence…

Est-ce une façon habile de désigner un coupable à la responsabilité de la crise sanitaire : l’Administration avec un grand A et « en même temps » de se déculpabiliser lui-même? L’ENA, école, créé en 1945 était perçue dès le début des années 70 par les élèves eux-mêmes comme une École élitiste, de familles bourgeoises parisiennes.


La fausse promesse pour une fausse question


Emmanuel Macron, sorti lui-même de cette École en 2004 veut supprimer l’élitisme, le corporatisme dont il est lui même issu. Il souhaite ouvrir cette École à la diversité sociale, car les chiffres sont là les enfants d’agriculteurs ou d’ouvriers n’accèdent pas à cette École ni aux classes Prépas et Écoles de renom… En 2005, si 52,6% d’au moins un des parents des étudiants de l’ENA étaient des cadres supérieurs ou des profs, ils n’étaient qu’1,6% à être agriculteurs.

Souvenons-nous, Nicolas Sarkozy avait lancé la bourse au mérite pour tous les jeunes ayant le Bac avec la mention Très Bien… ce qui motive un jeune élève brillant, c’est que son savoir et non son origine ou sa couleur de peau le propulse à toute vitesse grâce à l’ascenseur social.

Demain, Emmanuel Macron nous annoncera des quotas de diversité pour faire croire que tout un chacun peut accéder à l’excellence, mais non, l’excellence doit être le propre de personnes excellentes!

Un commentaire

  1. enfumage ! ça n’empêchera pas du tout « l’entre soi » que l’on soit de familles bourgeoises parisiennes ou d’ailleurs, de potentats d’ailleurs qui y caseront leurs progénitures tout aussi rances que leurs géniteurs friqués, les mômes des islamo-quelque chose qui, lorsque la France sera sous leur domination totale

Laisser un commentaire