Guillaume Peltier: Les 7 plaies du bilan du Premier Ministre Edouard Philippe, fils caché de Macron et de Hollande

Le député LR du Loir-et-Cher et vice-président des Républicains Guillaume Peltier dresse dans Le Figaro abonnés un bilan cataclysmique d’Edouard Philippe, qui est «tout sauf de droite» à Matignon.

Edouard Philippe, le traitre de la Droite, a été le serviteur zélé de Macron au service d’un projet politique qui a abimé profondément la France sur au moins 7 plans : l’explosion de la dette, des impôts, de la pauvreté, de l’immigration incontrôlée, de l’insécurité, de l’islamisation et enfin de la bureaucratie, ce qui est apparu au moment de la crise sanitaire au milieu de laquelle il a lâché les manettes, en juillet 2020.


1) La dette record

Edouard Philippe a été le premier ministre champion de la dette: 2.500 milliards d’euros pour franchir la barre symbolique 100% du PIB. La balance commercial est plus bas en Europe. Pour reprendre le mot célèbre de Clémenceau, qui est plus que jamais d’actualité, « La France est un pays extrêmement fertile: on y plante des fonctionnaires et il y pousse des impôts ». La promesse de la baisse de 120.000 fonctionnaires est morte et enterrée.


2) Impôts et taxes: la barre des 1000 milliards

Il a été également été très créatif en terme de taxes et d’impôts. Sous son autorité, s’est élevé un montant astronomique de 1.000 milliards d’euros d’impôts sur les épaules des français, une augmentation de 25% de CSG pour 7 millions de retraités qu’Emmanuel Macron avait promis de protéger, des taxes sur le diesel, le gaz et le fioul.


3) Un record de pauvreté

Mais tous ces impôts n’ont pas servi à réduire la fracture sociale. En juillet 2020, on n’avait jamais compté autant de pauvres en France. Ils étaient alors 10 millions à être sous le seuil de pauvreté.


4) Deux millions d’étrangers légaux en plus

Côté immigration, après avoir signé au bout de quelques semaines le Pacte de Marrakech (Wikipédia) (juridiquement non contraignant, s’est empressé de préciser le gouvernement) qui consacre le principe des migrations « sûres » et encourage à « encadrer le langage » concernant les migrants et élargi le regroupement familial dès 2017, Edouard Philippe décroche le triste record de nouveaux étrangers légaux en France: près de 2 millions d’entre eux sont venus sur le territoire.


5) L’explosion de l’insécurité confirmée par une large majorité de français

Tout aussi grave, l’insécurité est constatée non seulement dans les chiffres (+ 21 % d’agressions soit 260.500 par an), mais aussi dans le jugement des français. En juillet 2020, selon une étude de l’IFOP (PDF), à la question « Avez vous le sentiment que ces derniers mois la délinquance a augmenté? », 59% des français ont répondu oui, dont 32% qui considèrent qu’elle a beaucoup augmenté. Tout sauf un « sentiment d’insécurité » pour parler comme Eric Dupond-Moretti.


6) Lutter contre l’islamisme mais sans le bon diagnostic

Concernant l’islamisation de la France, là aussi le gouvernement s’est fait submerger et sa majorité n’a voté qu’une loi minimaliste contre le séparatisme (qui ne s’appelle d’ailleurs spas comme cela) en mettant de côté le sujet du voile et en s’attaquant à l’instruction à domicile. A l’école, l’islamisme s’affiche sans complexe, et le pas de vague continue (+ 37 % d’atteintes à la laïcité en milieu scolaire).


7) Livrer la France aux intérêts étrangers

En matière d’effondrement de l’exercice de la souveraineté, Edouard Philippe a signé deux traités majeurs de libre-échange, le Ceta et le Tafta, qui nous livre à la concurrence déloyale. Macron a bradé sous d-forme de fusions-acquisitions à la chaîne des pépites de la France industrielle et technologique: Alstom énergie, Alcatel, Lafarghe, STX-France et Technip. Nous dépendons désormais de l’extérieur y compris pour nos intérêts stratégiques, comme par exemple, pour la maintenance des turbines de notre porte-avions nucléaire Charles de Gaulle.

Et pour finir, l’exécutif d’Edouard Philippe s’est assis sur le projet de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, pourtant validé par référendum local et a fermé Fessenheim par pure idéologie anti-nucléaire instillée par son ministre de l’écologie Nicolas Hulot et les suivants, sans voir qu’en Allemagne, la stratégie identique commence déjà à poser problème sur son indépendance énergétique.


Conclusion

S’il bénéficie d’une bonne image de l’opinion, c’est par contraste avec Emmanuel Macron, qui a une image pitoyable d’arrogance. On se souvient de la phrase du Président Macron qui le définit si bien: « Une gare, c’est un lieu où l’on croise les gens qui réussissent et les gens qui ne sont rien » (3 juillet 2017). Edouard Philippe est décrit comme «vice-roi du macronisme bureaucratique» et comme le «fils caché de François Hollande et d’Emmanuel Macron» et Peltier le démontre.

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