Attendons-nous 50% de variant brésilien en France pour suspendre les vols avec le Brésil?

Mise à jour du 13/04/2021 à 16h00: Jean Castex, en réponse à une question du député LR Patrick Hetzel (ci-dessous), annonce suspendre « jusqu’à nouvel ordre » les vols de puis le Brésil.

Au Brésil, l’épidémie est tellement hors de contrôle qu’à Sao Paulo, on enterre les morts en pleine nuit! C’est plus de 4 000 décès quotidiens, on dénombre 351 000 morts depuis le début de l’épidémie dans le pays de Jair Bolsonaro, Président d’extrême droite, qui refuse le confinement du pays et minimise la pandémie. A Rio, c’est la panique, on meurt dans les couloirs de l’hôpital, faute de lits. Plus inquiétant encore, en réanimation, la population des moins de 40 ans qui est majoritaire.


Le variant brésilien P1 ne se confine pas au Brésil


Le variant P1 responsable de 90% des infections au Brésil se balade également au Canada dans la province de Colombie britannique où l’on compte 900 infections dont 200 dans la station de sport d’hiver de Whistler alors que les personnes infectées dans cette station n’ont pas mis un pied au Brésil!

Cet exemple du Canada montre bien que la variant Brésilien arrivera en Europe comme en France d’autant plus vite si on ne ferme pas les aéroports avec le Brésil!

Or, ce variant, on le sait, est plus dangereux, plus contaminant et plus résistant aux vaccins. La Société Pfizer parle même d’une troisième injection pour les nouveaux variants.


Le variant brésilien inquiète l’Europe et la France ne fait rien!

Au Portugal, les vols avec le Brésil sont suspendus, en Grande Bretagne, une quarantaine de 10 jours est imposé sinon, c’est 10 000 livres d’amende. En Israël, on suit la bonne observance de la quarantaine avec des bracelets électroniques, sinon, c’est la police qui arrive!

En France, on se contente de diminuer drastiquement le nombre de vols avec le Brésil (1 000 personnes arrivent du Brésil par semaine au lieu des 50 000 habituels) et on croise les doigts pour que le variant brésilien reste au Brésil!
On croisait aussi les doigts lorsque le virus était en Chine (Agnès Buzyn : « le risque d’introduction en France de cas liés à cet épisode est faible » – 21 janvier 2020).


Les tests avant de partir du Brésil sont insuffisants car le patient peut être négatif et positif les jours suivants

Des tests PCR négatifs de moins de 72 heures sont imposés avant de quitter le Brésil et des tests antigéniques sont réalisés à l’arrivée en France. Si le test antigénique est positif, un test PCR est réalisé, quid de la quarantaine???

La question de l’isolement n’a toujours pas été tranchée depuis un an alors que c’est un vrai sujet. Les Français attestent sur l’honneur s’isoler pendant 7 jours… Peut-on avoir une confiance aveugle, comme le ministre des transport Jean-Baptiste Djebbari, au point de ne pas prévoir d’isolement? Les tests au départ du Brésil et à l’arrivée en France sont insuffisants pour Rémi Salomon, président de la commission médicale d’établissement de l’AP-HP car le patient peut être en incubation au moment des tests et devenir positif quelques jours après son arrivée en France.
Et là, il aura déjà contaminé tout son entourage comme ce qui s’est passé au Canada.


Ce variant est en pleine mutation

Non seulement, ce variant mute sans cesse mais il s’attaque à des personnes qui ont déjà eu des anticorps dans le passé.

Ce variant réinfecte des personnes déjà guéries de la maladie.
« Il sévit alors même qu’un certain nombre de la population a déjà été atteint (par le Covid-19), on voit qu’il a une capacité de réinfection, ce qui n’est pas forcément le cas des autres variants »
Benjamin Davido, infectiologue à l’hôpital Raymond-Poincaré de Garches (Hauts-de-Seine).

La solution radicale de fermer les aéroports est plus qu’une mesure de précaution

Alors que les élections régionales et départementales sont reportées de 8 jours, probablement pour des raisons sanitaires, si quelqu’un a une explication sérieuse, qu’il me le dise… la suspension des vols vers le Brésil serait la méthode la plus efficace pour éviter l’arrivée du variant brésilien en France.


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