(Vidéo) Des parents assignent l’Etat pour responsable: leur fille a été violée par un multi-récidiviste libéré à cause du Covid

Des parents, originaires de Bourgoin Jallieu, (proche de Lyon) assignent l’Etat pour faute lourde. Le Juge d’application des peines (JAP) a libéré un multirécidiviste alors que le dossier indiquait noir sur blanc avoir une tendance au passage à l’acte « hétéro agressif » avec risque de récidive. Il était libérable en novembre 2021.


8 condamnations, la dernière ayant entraîné 120 jours d’ITT.

Anne-Lyse, la victime âgée de 17 ans et qui connaissait son agresseur qui l’a fait boire avant de la violer tout en la menaçant de mort s’il le dénonçait, a porté plainte le 24 octobre 2020 quelques semaines seulement après la libération de l’individu d’1m90 pour 130 kilos aux 8 condamnations, incarcéré depuis décembre 2018 pour avoir tabassé et séquestré sa compagne.

Ce drame aurait pu être évité si le juge avait examiné correctement le dossier du multirécidiviste. Le facteur déclenchant de cette agression, c’est aussi la conséquence de la surpopulation carcérale; même hors Covid, les prisons sont pleines. On manque de lits dans les prisons, comme on manque de lits à l’hôpital… Le gouvernement d’Edouard Philippe a alors procédé à une grande purge parmi les détenus, pour les remettre en liberté.


Nicole Belloubet sur la défensive


L’ex-ministre de la Justice Nicole Belloubet indiquait, alors qu’elle était en poste le 14 mai 2020 concernant la libération de détenus en fin de peine pour cause de Covid que:

« Nous avons exclu de ces mesures de libération anticipée les personnes qui avaient commis des violences conjugales, les personnes condamnées pour terrorisme et bien sûr les criminels« 

Nicole Belloubet, citée par France Info

Or, l’agresseur avait déjà été condamné pour violences, séquestration et agression sexuelle, on peut en conclure que le viol serait moins grave que la violence conjugale! Intéressant de la part d’un gouvernement qui fait mine de lutter contre les violences sexuelles et sexistes.

Un commentaire

  1. Comment cette jeune fille connaissait-elle son violeur, quelle était la nature de leur relation ? Effectivement, si « on peut considérer que le viol est moins grave que la violence conjugale », on se demande comment le gouvernement qualifie t-il le viol ? si il est exclu de la rubrique « crimes » Belloubet et Philippe sont responsables conjointement, non seulement pour cette affaire mais aussi pour toutes les résurgences qui se feront jour suite aux libérations pour cause Covid.

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