Franz-Olivier Giesbert pointe la « tiers-mondisation » de la France

Pour l’éditorialiste du Point Franz-Olivier Giesbert, la gestion catastrophique de la Covid (notre article) par l’Etat Français a accéléré le phénomène de la «tiers-mondisation française», dont il donne plusieurs illustrations frappantes. En voici une synthèse:


Un décrochage sanitaire et économique

Alors qu’en Corée du Sud, en Australie ou en Nouvelle-Zélande, la vie est sortie de sa cloche depuis des mois, en France, on va de confinement en confinement avec la lassitude des promesses non tenues qui pèse sur le moral des français.

La stratégie du «stop and go» qui a été la norme en Europe a eu des résultats bien pires que celui des pays asiatiques aux économies avancées qui eux, ont, suivant les recommandations de l’OMS, appliquée la stratégie du «Zéro Covid». Mais en France, comprenez vous braves gens, on n’habite pas sur une île, et parait-il, les français ne sont pas assez disciplinés pour être efficaces pour juguler la transmission du virus, et pour reprendre la formule sublime de Macron, «le virus n’a pas de passeport».

Ce sont les conclusions de deux économistes libéraux de l’Institut Molinari*, Cécile Philippe, sa présidente et Nicolas Marques. Ils indiquent que la France a déploré 42 fois plus de décès que les pays développés asiatiques. Une paille.

Et au plan économique, c’est le grand décrochage: la France a perdu cinq fois plus de points de Produit intérieur Brut (PIB) que ses homologues asiatiques, avec 9 points de PIB perdus en 2020.


Le pays sous cloche

Dans la crise, le pays de Georges Courteline a suscité la fascination, mais moins pour sa réussite que pour sa capacité à édifier des lignes Maginot. La presse allemande nous a qualifié d’absurdistan. En effet quel autre pays pouvait déployait, , une merveille de folie bureaucratique comme ces auto-attestations qui nous donnent à nous même le droit de nous déplacer. De toutes ces libertés auxquelles nous avons renoncé, combien seront restaurées comme elles existaient auparavant?

Le fait qu’il y ait eu une telle pression de la part de l’exécutif pour reporter le scrutin des régionales et départementales sous le prétexte fallacieux du Coronavirus pose une question fondamentale sans provoquer le remous, à part la courageuse Natacha Polony, que cela aurait du se faire dans une démocratie saine: «A quoi bon voter?».


Les cocoricos ne sont pas de mise

Malgré les grands discours de Macron sur l’indépendance sanitaire de la France, rien ou si peu a été fait pour relocaliser nos usines de masques sur notre territoire. Mais il y a une expression macronienne pire encore, celle de nous inciter à «vivre avec le virus» tout en nous abreuvant de chiffres de morts tel un bulletin macabre.

Enfin, la France n’a pas su, à l’instar du Royaume-Uni, des Etats-Unis ou d’Israël, vacciner toute sa population le plus rapidement, montrant même dans les premières semaines, une propension à ne pas aller trop vite, faute de doses commandées.

Bref, si nous ne voulons pas, demain, devenir l’atelier de la Chine, il nous faut repenser toutes nos politiques publiques et cesser, sur ce sujet comme sur d’autres, de pousser la poussière sous le tapis de nos hontes nationales que sont l’absence de décision à travers le risque pénal des ministres et une vision mondialisé qui a distingué les français essentiels de ceux qui ne l’étaient pas. Il en va de l’avenir du Pays.

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