À Cuba, les opposants au parti unique sont enfermés, l’internet mobile coupé

A Cuba, la résistance au régime despotique de Miguel Diaz-Canel a été réprimée avec férocité. Plusieurs grandes manifestations pour la liberté politique et contre la faim se déroulent depuis quelques jours dans le pays. La manifestation de dimanche a été la plus grande depuis la Révolution cubaine de 1959.
A Cuba, à la suite de la pandémie, le Produit Intérieur Brut a dégringolé de 10,9% en 2020, soit son pire recul depuis 1993.
Face aux mobilisations, le successeur désigné de Raul Castro, et président du parti unique au pouvoir, a sonné le tocsin:

«Nous appelons tous les révolutionnaires du pays, tous les communistes, à sortir dans les rues où vont se produire ces provocations, dès maintenant et les prochains jours».

Miguel Diaz-Canel, dictateur cubain

« Nous avons faim », « Liberté », « A bas la dictature »

La police cubaine a officiellement fait arrêter une centaine de personnes (l’opposition a compté 130 arrestations ou disparitions inquiétantes), hommes et femmes, mardi, dont plusieurs figures de la contestation, dont Guillermo Coco Fariñas, José Daniel Ferrer, Luis Manuel Otero Alcantara et Amaury Pacheco, ainsi que des journalistes et des youtubeurs.
Le pouvoir communiste a fermé l’accès à l’internet mobile, vecteur de mobilisation, ce qui provoqué la colère (mesurée toutefois) de Washington, qui est vu comme l’instigateur de ce conflit social et politique.

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