(Extraits) Interview de Fadila Maaroufi, universitaire belge menacée: « Aujourd’hui, il est devenu dangereux de parler d’islamisme en Belgique »

Les problèmes concrets posés par l’islam vis-à-vis des jeunes européens sont les suivants : les pressions sur les femmes pour se voiler*, les agressions sexuelles au nom des tenues halal ou non, le rejet de l’homosexualité, l’assimilation de l’apostasie à la mise au ban d’une communauté religieuse, quand elle n’est pas accompagnée de menaces de mort quasi-quotiennes, comme pour Fadila Maaroufi, à qui on envoie des vidéos de décapitation de Daesh, mais sans que l’Etat Belge ne propose de protection policière.

Fadila Maaroufi, ancienne travailleuse sociale à Bruxelles, fondatrice belgo-marocaine de l’Observatoire des fondamentalismes et auteur d’une étude d’anthropologie (voir un extrait de son travail) sur l’endoctrinement des femmes dans l’islam radical au sein de la capitale belge, témoigne:

« J’ai constaté combien il était devenu difficile de parler, par exemple, des violences intrafamiliales dès lors qu’il s’agissait de communautés musulmanes. (…) J’ai vu que des femmes commençaient à adhérer au discours islamiste sur le voile, parfois même sans se rendre compte de l’idéologie qu’elles défendaient. (…) J’ai encore récemment eu le témoignage d’une jeune fille de 16 ans qui ne se sent pas du tout musulmane, pas du tout religieuse. Ses parents la forcent à étudier le Coran mais elle n’y arrive pas et subit des violences lorsqu’elle ne parvient pas à réciter ses sourates. »

Fadila Maaroufi, Marianne, 12/07/2021

Dans ce même article de Marianne, Florence Bergeaud-Blackler, anthropologue française et chercheuse dirigeante du conseil scientifique du CNRS indique que « dans ces quartiers, ce sont surtout les femmes non-voilées qui subissent de plus en plus de pression ». Elle déplore la passivité des journalistes et des hommes politiques au pouvoir en Belgique. Et elle parle ainsi de la stratégie des frères musulmans là-bas.

« Ils ont mis en avant des femmes voilées qui charrient tout l’imaginaire de la femme douce et maternelle. Et un discours : je suis voilée, donc je suis discriminée ».

Florence Bergeaud-Blackler, directrice du conseil scientifique du CNRS

Sur l’observatoire des fondamentalismes, cet échange entre Fadila Maaroufi et des jeunes dans son local de cohésion sociale est très révélateur de l’antisémitisme et de la bêtise d’une partie de la jeunesse musulmane:

D’emblée, ils me demandèrent pourquoi je ne faisais pas le ramadan alors que j’étais marocaine. 
« Je ne suis pas marocaine. 
– Mais tu t’appelles Fadila Maaroufi! 
– Et vous, vous vous appelez Mohamed, Rédouane et Karim et vous êtes belges comme moi. »

Je leur expliquai qu’ils confondaient origine, nationalité et religion et leur confirmai que j’étais bien d’origine marocaine. 
L’un d’eux me dit: 
« Alors, t’es une sale juive ?
– Tu as déjà rencontré une personne juive ?
– Non. 
– Comment tu sais que les juifs sont sales ? » 

Il faut savoir que dans certains quartiers, l’insulte suprême est « sale juif ».

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