Livres brûlés en Ontario: le cauchemar progressiste en rappelle d’autres

L’action du livre de Ray Bradbury, Farenheit 451, publié en 1953, a pris réalité au vingt et unième siècle, au nom d’un progressisme devenu fou. On apprend ces jours-ci que des centaines de livres pour enfants, jugées « offensants » contre la communauté autochtones des indiens d’Amérique ont d’ores et déjà été détruits ou enterrés par le conseil scolaire francophone de l’Ontario dans leurs bibliothèques d’écoles, dont certains par les flammes, comme dans le roman. Au total, au terme de ce processus, 5000 ouvrages vont soit périr par les cendres, soit être recyclés, soit être enterrés pour l’éternité dans des cérémonies païennes qui fleure bon les autodafés d’antan.

Parmi les titres visés par le comité de purge composé de professeurs et de représentants des descendants indiens, il y a des oeuvres anodines comme Astérix et les indiens ou Tintin en Amérique, qui sont tous accusés de véhiculer de « fausses informations » sur les peuples amérindiens, et de diffuser des « stéréotypes » préjudiciables à ceux ci, comme le fait qu’ils soient torse nu, par exemple.
Le premier ministre québécois François Legault a condamné le fait de bruler des livres, sans rentrer dans le fond de l’affaire, qui dure depuis 2018, dans un climat où les minorités premières imposent leurs vues aux « méchants colonisateurs ».

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