L’historien Georges Bensoussan poursuivi pendant 4 ans pour avoir dénoncé à juste titre un « antisémitisme musulman »

C’est un calvaire qui dure depuis 4 ans qui est décrit dans le nouveau livre de l’historien et ancien responsable éditorial du Mémorial de la Shoah, Georges Bensoussan*, Un exil françaisUn historien face à la justice (L’Artilleur). Cet exil, c’est, explique-t-il, « le sentiment d’un peuple qui se sent dépossédé de la maîtrise de son destin ».
Il y décrit comment on a tenté de le museler, d’empêcher la vérité d’éclater. Et ce calvaire a commencé cinq mois après une émission de radio, où, citant le sociologue d’origine algérienne Samin Laacher, il a prononcée cette phrase qui lui a valu, cinq mois plus tard, les foudres des associations dites « anti-racistes », au premier rang duquel le fameux Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF) et la LICRA:

Il n’y aura pas d’intégration tant qu’on ne se sera pas débarrassé de cet antisémitisme atavique qui est tu, comme un secret. Il se trouve qu’un sociologue algérien, Smaïn Laacher, d’un très grand courage, vient de dire dans le film qui passera sur France 3:  «C’est une honte de maintenir ce tabou, à savoir que dans les familles arabes, en France, et tout monde le sait mais personne ne veut le dire, l’antisémitisme, on le tète avec le lait de la mère…»

Georges Bensoussan, Répliques, avec Alain Finkielkraut, sur France Culture, 10 octobre 2015

En décembre 2015, le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel adresse «une mise en garde ferme» à France Culture pour la diffusion de ces propos, considérant que les propos de Georges Bensoussan « étaient susceptibles d’encourager des comportements discriminatoires ».

Pour défendre l’historien, une tribune d’intellectuels dans Le Figaro le soutient :

« Georges Bensoussan n’est pas le premier à évoquer cet antisémitisme culturel. Des intellectuels, notamment maghrébins ou d’origine maghrébine, l’avaient souligné avant lui. Boualem Sansal, Kamel Daoud, Fethi Benslama et Riad Sattouf pour ne citer que des auteurs reconnus en France, avaient déjà décrit cette situation. Évoquer un “glissement assuré d’un racisme culturel à un racisme biologique”, comme le font les accusateurs de Georges Bensoussan, relève de la bêtise autant que de la mauvaise foi. Le travail mené depuis plus de vingt ans par cet historien, tant dans ses livres qu’à la tête de la Revue d’histoire de la Shoah, montre l’inanité et la perversité de ces accusations.

Le Figaro, tribune « Soutien à Georges Bensoussan »*, 4 décembre 2015

L’épreuve judicaire et professionnelle

Il aura été le centre d’un procès pour incitation à la haine auprès de la 17e chambre du tribunal judiciaire de Paris, qu’il remporte. L’appel a été soutenu par le ministère public, en appui du CCIF. Mais toutes les échéances judiciaires suivantes ont été remportées par l’historien.

Sous la pression médiatique, et malgré ces 3 relaxes judiciaires, le Mémorial de la Shoah a décidé de «se passer de ses services».

Ces procès, marquent, aux yeux de l’homme d’Histoire un triomphe de l’«essentialisation» au mépris de la raison. En utilisant la Loi Pleven de 1972, qui menace d’1 an d’emprisonnement et/ou 45 000 euros d’amende, les associations se sont engouffrées dans la judiciarisation de toute parole qu’ils assimileraient à une désignation d’un groupe ethnique ou religieux quand bien même elle désignerait un groupe d’individus bien délimité.

La vie intellectuelle en France est ainsi prise entre deux feux croisés, l’islamisme et le gauchisme. Et ce par une conjonction des idéaux de la transnationalité:

« Le gauchisme culturel s’est fait l’allié d’une bourgeoisie financière qui a prôné l’homme sans racines, le nomade réduit à sa fonction de producteur et de consommateur »

Georges Bensoussan, «Nous entrons dans un univers orwellien où la vérité c’est le mensonge», Le Figaro, 07/07/2017

Cet islamo-gauchisme a pour objet commun de traquer les «dérapages» des mal-pensants. « Dérapages » – comme ils disent – qui coupe toute envie de décrire le réel. Et qui masque les drames de la France contemporaine.

« Plus de 500 quartiers en France sont décrétés «quartiers sensibles». En termes clairs, il s’agit de plusieurs millions de personnes qui subissent ici la loi islamiste et là la loi des caïds. Aux «territoires perdus» ont succédé ce que Bernard Rougier nomme les «territoires conquis de l’islamisme». »

Georges Bensoussan, Le Figaro, 23/09/2021

*Georges Bensoussan est historien du sionisme et des Juifs du monde arabe, coordinateur des Territoires perdus de la République et d’Une France soumise avec Barbara Lefebvre et Caroline Valentin.

2 commentaires

  1. Comment ou par qu’elles genres de personnes une telle évidence est et doit être mise sous silence. Chacune et chacun le sait, un vrai secret de polichinelle, et pourtant, même jusqu’à nos autorités il es interdit de le dire.
    Pourquoi, qu’elle raison est servie ici ?

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